Bahamas

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Commonwealth des Bahamas

(en) Commonwealth of The Bahamas

25° 05′ N, 77° 21′ O

Les Bahamas, en forme longue le Commonwealth des Bahamas (en anglais : The Bahamas et Commonwealth of The Bahamas), sont un pays anglophone et Royaume du Commonwealth situé au nord de la mer des Caraïbes. L'archipel des Bahamas occupe environ 700 îles et îlots des îles Lucayes situées dans l'océan Atlantique, à l'est-sud-est de la Floride, au nord-est de Cuba, au nord-ouest d'Hispaniola et des îles Turques-et-Caïques, ces dernières étant sous dépendance britannique. Sa capitale est Nassau, située sur l'île de New Providence. Ses habitants sont les Bahamiens. Son IDH et son PIB en font un des pays les plus développés des Caraïbes.

Les Bahamas comptent plus de 700 îles et îlots disséminés sur environ 260 000 km2 et faisant partie des îles Lucayes, le reste de cet archipel étant occupé par le territoire britannique d'outre-mer des îles Turques-et-Caïques. Seules une vingtaine de ces îles sont habitées en permanence. L'île la plus proche des États-Unis, Bimini Sud, n'est qu'à 83 km à l'est de Miami Beach, sur la côte sud-est de la Floride. L'île la plus au sud, Great Inagua, se situe pour sa part à 89 km au nord-est de la punta Azules, à l'extrémité orientale de Cuba.

La plus grande île des Bahamas est Andros, à l'ouest. L'île de New Providence, à l'est d'Andros, est le site de la capitale, Nassau et représente les deux tiers de la population totale. Les autres îles importantes sont Grand Bahama au nord et Inagua au sud.

La plupart des îles — des formations de corail — sont relativement plates, avec quelques collines basses, dont la plus haute est le Mont Alvernia, sur Cat Island, à 63 m. Le climat est tropical, modéré par les eaux chaudes du Gulf Stream, mais est régulièrement frappé par des ouragans ou des tempêtes tropicales.

Près de 260 000 hectares marins et terrestres sont aujourd'hui protégés par le Bahamas National Trust (en)[5].

Grand Bahama

Abaco

Andros

New Providence

Îles Exumas

Conception

Crooked Island

Little Inagua

Great Inagua

Depuis 1999, les Bahamas comprennent 32 districts.

Bahamas est un dérivé de l'espagnol « baja mar » (marée basse).

Les premiers pas de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde le ont été accomplis sur l'île de San Salvador, située aux Bahamas. Il la nomma ainsi pour remercier le Christ de l'avoir guidé jusque-là. Il y a rencontré des Arawaks, aussi connus comme Lucayens qui ont donné son premier nom à l'archipel (les îles Lucayes) avec lesquels il a échangé des présents. Ces Amérindiens vivaient aussi en Jamaïque.

Au XVIIe siècle, on comptait l'île de la Nouvelle-Providence ainsi que sa voisine Eleuthera, au centre de l'Archipel des Bahamas, parmi les repaires de corsaires, pirates et flibustiers, qui avaient auparavant aussi occupé l'île de la Providence, plus au sud, près du Nicaragua. Les deux îles avaient été habitées dès 1648 par des puritains anglais ayant fui l'archipel des Bermudes, parmi lesquels le futur fondateur de la banque d'Angleterre et du projet Darién, sir William Paterson.

Les Espagnols qui, depuis Colomb, estimaient avoir des droits sur l'archipel, y firent de fréquentes incursions et l'occupèrent par intermittence.

Les îles sont données à huit lords anglais qui avaient aidé Charles II Stuart lors de la Restauration. À la mort de ce dernier en 1685, l'accession au trône de son frère, le duc d'York, devenu Jacques II, allait changer le statut des Bahamas. Le nouveau roi exigea l'annulation de la charte de 1663 et de ses additifs. Les expulsés négocièrent avec profit la cession à la Couronne d'Angleterre de leurs droits sur des lieux qu'ils ne connaissaient que par récits et cartes.

Quand, en 1714, l'électeur de Hanovre, arrière-petit-fils de Jacques Ier d'Angleterre, accéda au trône d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande sous le nom de George Ier, son premier geste fut de remplacer le représentant des anciens propriétaires par un gouverneur royal des Bahamas. Il choisit le capitaine Woodes Rogers, dont la devise en latin de sacristie annonça aussitôt les intentions : « Expulsis piratis, restituta commercia ». Woodes Rogers, officier de marine, dont on connaissait les exploits pendant la guerre de Succession d'Espagne, était écrivain à ses heures.

Woodes Rogers avait publié, en 1712, l'histoire d'un marin, Alexandre Selkirk, qu'il avait recueilli, en 1709, sur l'île déserte de Mas a Tierra dans l'archipel Juan Fernández, au large du Chili. Ce récit allait inspirer, en 1719, à Daniel Defoe un des romans les plus lus dans toutes les langues : « La Vie et les Aventures surprenantes de Robinson Crusoé ».

Dans la seconde partie du siècle, le Coton Sea island, variété performante, commence son expansion dans l'Archipel avant d'être transplanté en Georgie, Floride et Caroline.

Le nouveau gouverneur usa plus souvent de son épée que de sa plume. Il mit un terme au règne des pirates, fit pendre Jack Rackham et quelques douzaines d'autres. Les pirates pendus ou expulsés, la Grande-Bretagne dut, en effet, défendre sa colonie contre les Américains, engagés depuis dans la guerre d'Indépendance conduite par George Washington. G. Washington envoya, entre et , plusieurs expéditions pour occuper New Providence, où trouvaient refuge et appui ceux que les fédéralistes qualifiaient de rebelles et que les Anglais tenaient pour loyalistes.

Pourvue d'un gouvernement, d'assemblées législative et délibérative, de tribunaux, de services publics, les Bahamas devinrent accueillantes aux nouveaux colons. En , les Espagnols — à qui Louis XV avait offert, vingt ans plus tôt, la Louisiane pour les dédommager de la perte de la Floride — attaquèrent New Providence. L'île capitale ne comptait alors que mille quatre cents défenseurs. Une flotte, commandée par le gouverneur de Cuba, Juan Manuel Cajigall (en), et appuyée par des vaisseaux américains, s'empara de Nassau. Il fallut l'intervention d'une petite armée, recrutée en Caroline par un loyaliste, le colonel Andrew Devaux (en), pour chasser les occupants et assurer à l'archipel une paix durable.

En , quand éclata aux États-Unis la guerre entre les États du nord et du sud de l'Union, les Bahamas devinrent, pour les Sudistes, un arsenal transitoire. La victoire du Nord, en , et les pénitences imposées au Sud provoquèrent un nouvel afflux de réfugiés, planteurs ruinés par l'abolition de l'esclavage. Venus avec leurs esclaves, ils furent déçus d'apprendre que, depuis le , tous les Noirs débarquant aux Bahamas devenaient libres, jouissant comme l'exigeait l'Emancipation Act, des mêmes droits que les Blancs. Malgré la loi subsista longtemps une ségrégation raciale ; ainsi, en , à Harbour Island, cinq Noirs furent condamnés à vingt shillings d'amende pour avoir emprunté la porte réservée aux Blancs afin d'entrer dans l'église méthodiste qu'ils avaient contribué à construire.

L'indépendance est accordée par la Grande-Bretagne le . Le pays fait partie du Commonwealth.

Début , les Îles Abacos et Grand Bahama au nord du pays sont dévastées par l'ouragan Dorian, le plus fort jamais observé sur le pays, détruisant plus de 13 000 logements et faisant au moins 44 morts[8],[9]

Le ministre de la santé des Bahamas, Duane Sands, annonce un bilan final de l'ouragan Dorian probablement « ahurissant », du fait de milliers de disparus[10].

Selon l'ONU, la population est estimée à 406 000 habitants en 2019 et devrait se stabiliser autour de 500 000 habitants vers 2050 [11],[12]. La population bahaméenne est à 85 % d'origine africaine, à 12 % d'origine européenne et environ 2 % de Chinois.

Les villes principales sont la capitale, Nassau (256 000 habitants en 2012) et Freeport (46 000 habitants).

La langue officielle des Bahamas est l'anglais[1].

De nombreuses personnes y parlent un créole à base lexicale anglaise appelé « Bahamian dialect » (ou tout simplement « dialect »)[13].

Le créole haïtien, un créole à base lexicale française est parlé par les immigrés haïtiens ainsi que leurs descendants, qui constituent environ 25 % de la population totale. Il est généralement désigné comme « creole »[1] pour le différencier de l'anglais des Bahamas[14].

Selon le Pew Research Center, en 2010, 96 % des habitants des Bahamas sont chrétiens. Les protestants représentent 80 % de la population, les catholiques 14,5 %[15].

La Convention baptiste nationale missionnaire et éducative des Bahamas a été officiellement fondée en 1935 [16]. En 2017, elle comptait 400 églises et 78 000 membres[17].

Pour l'heure, un seul établissement d'enseignement supérieur public existe aux Bahamas : il s'agit du collège des Bahamas. Il a été créé en 1974 en délivrant tout d'abord uniquement des diplômes de niveau bac+2, puis des diplômes de niveau bac+4. Il a trois campus répartis sur l'archipel des Bahamas. Cet établissement est amené à être transformé en université des Bahamas au cours des dix prochaines années. Il sera constitué de cinq facultés : faculté d’économie (Faculty of Business), faculté des sciences de l’éducation, faculté des sciences humaines et sociales, faculté de sciences fondamentales et appliquées (Faculty of Pure and Applied Sciences) et faculté d'arts culinaires et de l'hospitalité (Faculty of Culinary and hospitality management). Le collège des Bahamas compte actuellement environ 6 000 étudiants.

Quelques Musées aux Bahamas sont notoires mais deux d’entre eux sont à souligner particulièrement.

L'économie dépend fortement du tourisme ainsi que des banques extraterritoriales. Le tourisme compte à lui seul pour 60 % du produit intérieur brut et emploie directement ou indirectement la moitié des personnes en âge de travailler de l'archipel. Les Bahamas reçoivent surtout des visiteurs venus des États-Unis. La plus proche des 700 îles qui composent l'archipel n'est située qu'à 75 km à l'est de Miami. Une augmentation permanente de la capacité d'accueil et un décollage des constructions de nouveaux hôtels, de centres de vacances et de résidences ont permis l'augmentation du PIB. Les Bahamas font partie des pavillons de complaisance.

L'industrie (peu développée) et l'agriculture réunies contribuent à un dixième du PIB et ne progressent que faiblement, malgré les incitations gouvernementales dans ces secteurs pour pallier la dépendance au tourisme provenant des États-Unis :

En 1998, le produit national brut atteignait 13,3 milliards de dollars, soit 11 380 dollars par habitant[réf. souhaitée].

L'économie des Bahamas est concentrée sur les services touristiques et financiers. Le tourisme représente 60 % du produit intérieur brut du pays. Les Bahamas ont un trafic annuel de 4 millions de visiteurs. En deuxième position, l'industrie bancaire et financière représente un cinquième du produit intérieur brut des Bahamas[18]. À noter que depuis 2014 la TVA a été introduite aux Bahamas, son taux est de 7,5 %[19]. Un rapport de l'OCDE paru en 2017[20] indique que la TVA bahamienne est la plus rentable pour l'économie du pays en comparaison aux autres économies de la zone caraïbe.

La population haïtienne vivant aux Bahamas ne dispose que de très peu de ressources[21].

Les Bahamas disposent de 1 620 km de routes. La conduite automobile s'y fait à gauche.

Il existe 61 aéroports, dont les principaux sont l'Aéroport international Lynden Pindling, l'Aéroport de Marsh Harbour, et l'Aéroport international de Grand Bahama.

Nombre de grandes banques internationales sont installées dans le paradis fiscal que sont les Bahamas. Depuis 2000, les 245 sociétés financières enregistrées dans le pays font l'objet d'une surveillance renforcée. Le blanchiment d'argent sale en est la cause. En 2018, le pays est retiré de la liste noire des paradis fiscaux de l'Union européenne[22].

Le tourisme et ses activités induites représentent, selon les chiffres officiels bahaméens, 60 % des 7 milliards de dollars du PIB des Bahamas.

Les Américains, représentent, selon le ministère du Tourisme de l'archipel, plus de 80 % des 4,6 millions de visiteurs annuels.[réf. nécessaire]

Le gouvernement, dirigé depuis les élections de mai 2007 par le Premier ministre conservateur Hubert Ingraham, multiplie les efforts pour attirer des touristes venus d'Europe, de Russie ou d'Asie. Les avantages sont qu'ils séjournent plus longtemps que les croisiéristes américains, avec davantage de retombées pour l'économie locale. Ainsi, l'ouverture de la nouvelle ligne aérienne directe Paris-Nassau d'XL Airways France, en décembre 2008, vise à atténuer l'effet du reflux nord-américain.

Le tourisme aux Bahamas s'adresse surtout à des touristes aisés, et les produits de consommations courantes sont surtout importées du continent, et ils coûtent le plus souvent le double plus cher (au moins) en comparaison des prix en Floride, car le sol des îles de l'archipel est le plus souvent aride du fait que ce sont des îles plates et coralliennes.[réf. nécessaire]

Certaines de ces îles sont privées, parfois à louer ou à vendre[23],[24]. Ainsi, Hog Cay (en), une des Îles Exumas, est vendue à 35 millions de dollars. La minuscule Bonefish Cay (sv), près d'Andros, à 7 millions de dollars[25]. Il s'agit de baux emphytéotiques de 99 ans.

Le chef de l'État est la reine Élisabeth II, les Bahamas étant un royaume du Commonwealth. Elle est représentée aux Bahamas par un gouverneur général, nommé par la reine elle-même. Le chef du gouvernement est le Premier ministre (Philip Davis depuis le ), habituellement le chef du parti gagnant aux élections du parlement. Le Parlement des Bahamas consiste en deux chambres : le Sénat qui compte 16 membres nommés par le gouverneur général, et l'Assemblée des Bahamas qui compte 41 membres élus au suffrage universel direct tous les 5 ans.

Le programme Patrimoine mondial (UNESCO, 1971) a inscrit dans sa liste du Patrimoine mondial (au ) :

Le programme Mémoire du monde (UNESCO, 1992) a inscrit dans son registre international Mémoire du monde (au ) :

Les Bahamas ont pour codes :

Plusieurs informations de cet article proviennent de The World Factbook 2000 et du site de l'U.S. Department of State 2003.[Lesquels ?]

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Carte des Bahamas
Vue sur une plage, New Providence.
Lucayan National Park.
Festival Junkanoo Festival.
Hilton Nassau.
Philip Davis, Premier ministre depuis 2021.
Port de Nassau et ses paquebots.