Coupe du monde de football 2022

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La Coupe du monde de football 2022 est la 22e édition de la Coupe du monde de football, compétition organisée par la FIFA et qui réunit les meilleures sélections nationales masculines. Elle se déroule au Qatar du au [1], jour de la fête nationale du Qatar et une semaine avant Noël, avec une estimation du marché télévisuel potentiel à 3,2 milliards de téléspectateurs. La période inédite à laquelle a lieu le tournoi est liée au climat du Qatar et aux trop fortes chaleurs y régnant, particulièrement aux mois où se déroule habituellement la compétition : juin et juillet.

La présence du Qatar, qualifié d'office en tant que pays hôte de la compétition, perpétue la tradition des équipes faisant leur apparition pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, même s'il s'agit de la première fois qu'aucune nouvelle nation ne se qualifie sur le terrain. Dépourvu d'infrastructures sportives adaptées, l'État qatari doit engager de grands chantiers de construction qui soulèvent de fortes critiques. Plus de 37 ouvriers étrangers trouvent la mort sur les chantiers du Mondial 2022 selon les sources gouvernementales, un chiffre que de nombreuses organisations et journalistes estiment fortement sous-évalué avec un nombre allant jusqu'à 6 500 morts[2].

La Coupe du monde de 2022 est la septième et dernière édition du Mondial à compter 32 participants (depuis 1998). Qualifiée avec brio, l'équipe du Brésil poursuit sa série en étant la seule sélection à avoir pris part à toutes les phases finales. Outre l'équipe brésilienne cinq fois titrée, tous les champions du monde, sauf l'Italie éliminée en barrages face à la Macédoine du Nord, décrochent leur place : Allemagne, Angleterre, Espagne, France (tenante du titre), Argentine et Uruguay. La Russie, engagée dans les barrages, est exclue de la compétition par la FIFA à la suite de l'invasion de l'Ukraine par le pays.

Le tirage au sort des poules du premier tour de la phase finale a lieu le à Doha.

Cinq pays sont candidats pour l'organisation de la Coupe du monde 2022 : l'Australie, le Japon, le Qatar, la Corée du Sud et les États-Unis.

Le Qatar est officiellement désigné comme pays hôte le . En choisissant ce petit pays du Moyen-Orient, la FIFA continue à varier la géographie des pays organisateurs, après avoir opté pour l'Asie en 2002 (Japon-Corée du Sud), l'Europe en 2006 (Allemagne), l'Afrique en 2010 (Afrique du Sud), l'Amérique du Sud en 2014 (Brésil), puis à nouveau l'Europe et l'Asie en 2018 (Russie).

État pétrolier, mais surtout premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, l'émirat mise tout sur sa puissance financière et son positionnement géographique, au centre d'un marché télévisuel qu'il estime à près de 3,2 milliards de téléspectateurs.

Une enquête est ouverte par la FIFA sur les conditions d'attribution des Mondiaux 2018 en Russie et 2022 au Qatar à la suite des accusations de corruption des membres de la Fédération qui ont voté le pour le Qatar et la Russie[4]. Le , au lendemain de l'attribution de la compétition au Qatar, des accusations de corruption sont lancées par le Sunday Times puis par la BBC. The Sun fait sa une en affichant « Truqué ! », The Times écrit quant à lui que « le système de désignation des pays hôtes de la Coupe du monde est atrocement corrompu. »

En , le président de la CONCACAF, Jack Warner, ainsi que le président de l'AFC, le Qatarien Mohammed Bin Hammam, sont arrêtés à la suite des déclarations à la justice américaine de Chuck Blazer, secrétaire général de la CONCACAF. Warner est accusé d'avoir organisé, à la demande de Bin Hammam, une réunion avec les autres membres de la CONCACAF, au cours de laquelle Bin Hammam aurait donné 40 000 dollars en l'échange de leur voix lors de l'élection du futur président de la FIFA. C'est à la suite de cette affaire que le FBI va enquêter sur les affaires de corruption à la FIFA et donc sur l'attribution de l'organisation de la Coupe du Monde 2022[5].

Ce choix du Qatar est vivement critiqué, notamment par le président américain Barack Obama, indiquant qu'il s'agit selon lui d'une « mauvaise décision »[6]. L'État du Qatar est aussi le pays organisateur le moins peuplé à ce jour, après l'Uruguay en 1930[7]. De plus, il n'a jamais participé à une Coupe du monde de football et est classé 101e au classement FIFA de . Bien qu'ayant vocation à être démontés à la fin de la compétition et remontés dans des pays en développement, les stades sont aussi sujet à controverse à cause de leur impact environnemental. Ils seront en effet totalement fermés et climatisés, la température moyenne au Qatar pouvant atteindre les 50 °C en été. Les critiques de corruption justifiant le choix qatarien se répandent dans la presse dès 2010[8]. L'Américaine Pheadra Almajid, qui était attachée de presse du comité de candidature qatarien, affirme que le président du comité qatari a versé à trois membres africains du comité exécutif de la FIFA (chargé de l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde) 1,5 million de dollars chacun, en échange de leurs votes pour la candidature du Qatar, lors du congrès de la CAF en [5]. Ce congrès aurait de plus été financé, à hauteur de 1,8 million de dollars, par le comité de candidature qatarien, selon le rapport Garcia publié en 2014[5].

En , la polémique rebondit en France avec la publication dans le bi-hebdomadaire France Football d'une enquête intitulée « Qatargate »[9] reprenant les propos de Guido Tognoni comparant la FIFA à « une petite mafia »[10]. Le journaliste Éric Champel, qui a suivi l'affaire pour France Football, pointe les failles du système et déclare que « l'éthique a été plusieurs fois bafouée par le Qatar dans la façon dont il a obtenu la Coupe du Monde 2022 »[5]. En , dans une interview accordée à la télévision suisse, Sepp Blatter reconnaît que le fait d'avoir accordé au Qatar l'organisation du Mondial 2022 était une erreur en précisant que « c'était la volonté politique, aussi bien en France, qu'en Allemagne. […] De grandes entreprises françaises et allemandes interviennent au Qatar, vous savez[11]. »

En 2013, l'hebdomadaire France Football et le mensuel So Foot évoquent une réunion secrète à l'Élysée qui aurait été organisée le , soit une dizaine de jours avant le vote de la FIFA, entre Nicolas Sarkozy, alors président de la République, Tamim ben Hamad Al Thani, prince du Qatar, Michel Platini, président de l'UEFA, ainsi que Sébastien Bazin, représentant de Colony Capital, alors propriétaire du Paris Saint-Germain[12]. Le cheikh Hamad Ben Jassem, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée, tout comme Sophie Dion, conseillère de Nicolas Sarkozy chargée des sports, font également partie des protagonistes de ce déjeuner selon la justice française[13]. Le journal France Football écrit :

« Au cours de cette réunion, il a tour à tour été question du rachat du Paris Saint-Germain par les Qatariens (devenu effectif en juin 2011)[14], d'une montée de leur actionnariat au sein du groupe Lagardère, de la création d'une chaîne de sport (la future BeIn Sports) pour concurrencer Canal+ — que Sarkozy voulait fragiliser —, le tout en échange d'une promesse : que Platini (président de l'UEFA) ne donne pas sa voix aux États-Unis, comme il l'avait envisagé, mais au Qatar[4]. »

Sepp Blatter, président du comité d'éthique sur les conditions d'attribution, déclare à l'hebdomadaire allemand Die Zeit :

« Des chefs de gouvernement européens ont conseillé à leurs membres qui pouvaient voter de se prononcer pour le Qatar, parce qu'ils étaient liés à ce pays par des intérêts économiques importants[15]. »

Il accuse en particulier le gouvernement français. Il évoque « un arrangement diplomatique » qui aurait dû aboutir à l'attribution des éditions 2018 et 2022 à la Russie et aux États-Unis. Selon lui, « l'interférence gouvernementale de [Nicolas] Sarkozy » aurait annulé cet arrangement. Nicolas Sarkozy a nié être intervenu dans ce processus[13].

Michel Platini démentira certaines informations, et en minimisera d'autres. On évoque également des tensions entre Sepp Blatter et Michel Platini, tous deux candidats probables au poste de président de la FIFA en 2015[16].

Fin 2013, le quotidien L'Équipe affirme que la FIFA pourrait retirer l'organisation du mondial au Qatar, pour la confier finalement aux États-Unis[17] sans refaire un nouveau vote, ce qui enfreindrait le règlement de la FIFA qui stipule que si un membre votant est corrompu, alors les attributions des deux coupes du monde 2018 et 2022 devront être remises en cause puisque les mêmes membres ont voté pour l'attribution des coupes du monde 2018 et 2022.

En , le Sunday Times précise être en possession de milliers d'emails et d'autres documents qui attestent des versements d'argent présumés effectués par le Qatarien Mohammed Bin Hammam, alors membre du Comité exécutif de la Fifa et radié à vie en 2012 pour corruption[18]. Ce que ce dernier dément, parlant lui de simples cadeaux tel que des montres de luxe.

Michael J. Garcia (en), ancien procureur fédéral américain nommé en à la tête de la chambre d'instruction de la Commission d'éthique de la FIFA, est chargé d'enquêter sur l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022. En , le juriste Hans-Joachim Eckert (de), président de la chambre de jugement de la Commission d'éthique, relève dans le rapport Garcia des « comportements douteux » mais pas de quoi remettre en cause le processus d'attribution du Mondial au Qatar. Garcia qui voulait voir son rapport publié dans son intégralité, dénonce une présentation « erronée et incomplète » de son enquête et fait appel. En , l'appel de Garcia est rejeté, il démissionne[19].

En , le Conseil de l'Europe demande à la FIFA la désignation d'un nouveau pays hôte pour la compétition[20].

En , le média mexicain Record estime que la FIFA pourrait retirer l'organisation du Mondial au Qatar en raison des répercussions potentielles de la crise diplomatique de entre l'émirat et ses voisins[21].

Dans le cadre de l'enquête menée par le Parquet national financier sur « des faits présumés de corruption active et passive de personne n’exerçant pas de fonction publique » à l'occasion de l'attribution de cette Coupe du monde, Michel Platini et Sophie Dion sont placés en garde à vue le [13] tandis que l'ancien secrétaire général de l’Élysée sous la présidence Sarkozy, Claude Guéant, est auditionné sous le statut de « suspect libre »[22].

En 2018, la FIFA envisage la possibilité d'anticiper le passage du tournoi à 48 équipes prévu pour 2026 et de l'appliquer en 2022[23],[24]. Mais elle renonce à cette idée dès le printemps 2019 en raison de trop grandes difficultés à surmonter pour modifier et adapter une organisation initialement prévue pour accueillir 32 équipes et non 48[25].

Le logo officiel de la compétition est révélé par la FIFA le . Le design « incarne les valeurs d'un événement qui connecte et unit le monde entier, en plus de rassembler des éléments qui évoquent la culture arabe et le football. Les ondulations de l'emblème font allusion aux dunes des déserts de sable si caractéristiques du pays hôte, tandis que sa forme est à la fois celle du chiffre huit — comme le nombre d'enceintes magnifiques qui accueilleront la compétition — et celle du symbole de l'infini, qui vient souligner les innombrables interconnexions qu'implique la compétition. »[26].

Le , Adidas et la FIFA dévoilent le ballon de la compétition qui se nomme Al Rihla[27]. D'après la FIFA, « Al Rihla, qui signifie « le voyage » en arabe, tire son inspiration de la culture, de l’architecture, des bateaux traditionnels et du drapeau du Qatar. Le dynamisme et la vivacité des couleurs sur fond perlé est à l’image du pays hôte de la Coupe du Monde et de la vitesse croissante du football ».

Le ballon est élaboré à partir d’encres et de colles à base d'eau, ce dernier est l'un des ballons les plus respectueux de l'environnement jamais conçu pour une Coupe du Monde[28].

La mascotte officielle de la compétition est dévoilée le  : il s'agit d'un keffieh (coiffe traditionnelle arabe) se nommant « La'eeb » (ce qui signifie « joueur super talentueux »)[29].

Le premier hymne officiel de la compétition est Hayya Hayya (Better Together), composée par Davido, chanteur nigérian, Aisha et Trinidad Cardona, chanteur R&B américain. L'hymne a été dévoilé lors de la cérémonie du tirage au sort de la compétition. Un second hymne officiel est dévoilé en août 2022, Arhbo, interprété en duo par Gims et Ozuna.

Afin de pouvoir accueillir l'ensemble des supporters et touristes durant l'évènement, le Qatar a conclu un accord avec la compagnie MSC Croisières pour disposer de trois paquebots sur le port de Doha. Avec le MSC Opera, le MSC Poesia et le MSC World Europa, plus gros paquebot d'Europe, le port accueillera plus de 11 500 supporters[30].

Afin de lutter contre les températures extrêmes de la région, le Qatar développe un système novateur de climatisation dans les stades, lequel fait néanmoins l'objet de critiques quant à sa consommation énergétique[31].

Il construit six nouveaux stades et en modernise deux autres dans le cadre d'un budget d'investissement de 4 milliards de dollars[32].

La finale de la compétition aura lieu au stade de Lusail.

Le stade Al-Bayt est situé à Al-Khor, à cinquante kilomètres au nord de Doha. Il est doté d'une capacité totale de 45 330 places, dont 19 830 faisant partie d'un niveau supérieur modulaire et temporaire. Le stade Al-Janoub situé à Al Wakrah, dans le sud du Qatar, a une capacité totale de 45 120 places. Il contient au niveau supérieur, une tribune temporaire de 25 500 places. Le stade est entouré par de grands panneaux solaires et décoré d'art islamique.

Les stades Al-Wakrah et Al-Khor auraient été construits même si la Coupe du monde n'avait pas été attribuée au Qatar. Cependant, les tribunes temporaires des niveaux supérieurs, non prévues initialement, sont ajoutées afin d'accueillir davantage de spectateurs lors du tournoi. Les travaux du stade Al-Wakrah sont achevés en 2018[33].

La rénovation du stade international de Khalifa se termine en [34].

En , le comité propose la construction d'un stade démontable, transportable et réutilisable, le stade 974, le premier dans l'histoire d'une Coupe du Monde. Il est construit près de Doha et inauguré en 2021, à base de containers modifiés et d'autres matériaux réutilisés. Le stade est capable d'accueillir 40 000 personnes sur une superficie totale de 450 000 m2[34].

La distance maximum entre les stades est de 50 kilomètres[35].

Le match Argentine-Mexique au stade Lusail a attiré 88 966 spectateurs, soit la plus grande foule à assister à un match de Coupe du monde depuis la Finale de la Coupe du monde de la FIFA 1994, 28 ans plus tôt, lorsque 91 194 personnes avaient assisté au match Brésil-Italie au stade Rose Bowl.[51]

Le , le comité des arbitres de la FIFA publie le choix des 36 arbitres, 69 arbitres assistants et 24 arbitres vidéo[63]. Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, six seront des femmes :


Les arbitres centraux dans le mondial percevront la somme de 70 000 dollars (environ 68 000 euros) pour leur participation[65]. Les arbitres assistants et le 4e arbitre eux percevront de leur côté 25 000 dollars[65] (environ 24 500 euros) pour les matchs de poules et 5000 dollars pour les 8e de finale et plus[65].

Le , la FIFA autorise les 32 sélections qualifiées, à faire appel à une liste de 26 joueurs, au lieu de 23 (en vigueur depuis la Coupe du monde 2002). L'instance dirigeante du football mondial, estime qu'il est « nécessaire d'offrir une plus grande flexibilité pour les effectifs [...] dans l'optique de faire face aux répercussions de la pandémie de Covid-19 et de la période inhabituelle au cours de laquelle la Coupe du monde 2022 aura lieu [novembre et décembre] »[68]. La liste doit être publiée pour le lundi 14 novembre 18 heures UTC. Un joueur de la liste qui se blesserait au point de ne pouvoir jouer aucun match peut encore être remplacé "au plus tard 24 heures avant le coup d'envoi du premier match de son équipe". La commission médicale de l'instance doit néanmoins confirmer "que la blessure ou la maladie est suffisamment grave pour empêcher le joueur" de participer au tournoi.

Allemagne : 20e phase finale

Angleterre : 16e phase finale

Espagne : 16e phase finale

France T : 16e phase finale

Belgique : 14e phase finale

Suisse : 12e phase finale

Pays-Bas : 11e phase finale

Pologne : 9e phase finale

Portugal : 8e phase finale

Croatie : 6e phase finale

Danemark : 6e phase finale

Serbie : 3e phase finale[b]

Pays de Galles : 2e phase finale

Brésil : 22e phase finale

Argentine : 18e phase finale

Uruguay : 14e phase finale

Équateur : 4e phase finale

Cameroun : 8e phase finale

Maroc : 6e phase finale

Tunisie : 6e phase finale

Ghana : 4e phase finale

Sénégal : 3e phase finale

Mexique : 17e phase finale

États-Unis : 11e phase finale

Costa Rica : 6e phase finale

Canada : 2e phase finale

Corée du Sud : 11e phase finale

Japon : 7e phase finale

Arabie saoudite : 6e phase finale

Australie : 6e phase finale

Iran : 6e phase finale

Qatar PO : 1re phase finale

Les camps de base seront utilisés par les 32 équipes nationales pour séjourner et s'entraîner avant et pendant la Coupe du monde. En juillet 2022, la FIFA a annoncé les hôtels et les sites d'entraînement de chaque équipe participante[69],[70]. Cette Coupe du monde est la plus compacte depuis l'édition inaugurale de 1930. En effet, 24 des 32 équipes se trouvent dans un rayon de 10 km les unes des autres et sont concentrées dans la région de Doha. C'est la première fois depuis 1930 que les joueurs n'ont pas eu besoin de prendre l'avion pour se rendre aux matches et qu'ils ont pu rester sur la même base d'entraînement pendant toute la durée du tournoi[71],[72],[73].

Le tirage au sort a lieu le au Centre des expositions de Doha[74].

Les équipes sont réparties dans quatre chapeaux avec[75] :

Le tirage au sort place les 32 participants dans 8 groupes de 4 équipes. Deux équipes d'une même confédération ne peuvent être dans le même groupe, à l'exception des équipes de l'UEFA, pour lesquelles il y a au moins une et pas plus de deux équipes par groupe. Cette répartition s'applique aussi aux 3 équipes non connues au moment du tirage[76].

Le , la FIFA publie le calendrier de la compétition qui se déroule en seulement 28 jours (en programmant quatre matchs chaque jour de la phase de groupes). Le match d'ouverture avec l'équipe organisatrice du Qatar est prévu le au stade Al Bayt à Al-Khor tandis que la finale aura lieu le au Lusail Iconic Stadium de Doha. Les choix des stades et des heures des matchs en fonction des groupes ne sont pas totalement fixés afin de garder une flexibilité pour « optimiser la compétition pour les supporters, les équipes, les médias et l’audience mondiale »[79],[80].
C'est donc après le tirage au sort du que les matchs sont assignés aux différents stades, avec également certains changements d'horaires.

Les équipes sont réparties dans 8 groupes de 4 équipes au premier tour. Le format est celui d'un tournoi toutes rondes simple : chaque équipe joue un match contre toutes les autres équipes de son groupe.

Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les huitièmes de finale.

Le système suivant d'attribution de points est appliqué :

3 points pour un match gagné, 1 point pour un match nul, 0 point pour un match perdu.

Dans un groupe, lorsque des équipes se retrouvent à égalité de points, elles sont classées et départagées suivant :

Si, à l'issue de la dernière journée, le départage des équipes à égalité dans un groupe est impossible suivant les critères ci-dessus et qu'une place qualificative ou le placement dans le tableau final est en jeu, alors un tirage au sort est effectué par la commission d'organisation de la FIFA.

Pour la suite de la compétition :


1re journée

2e journée

3e journée

Le Qatar et l'Équateur ouvrent la compétition le . Grâce à un doublé rapide de Valencia malgré un but refusé par la VAR, l'Équateur l'emporte sans forcer face au Qatar dont de nombreux supporters quittent la tribune dès la mi-temps (2-0)[81]. La presse étrangère se montre sévère avec le Qatar sur fond de polémiques liées à la climatisation et de critiques sur le niveau de la sélection[82],[83]. Dans l'autre rencontre, les Pays-Bas sont bousculés par un Sénégal convaincant mais qui perd Abdou Diallo et Cheikhou Kouyaté sur blessure ; ils font la différence par deux buts en fin de match (2-0)[84]. Lors de la 2e journée, Mohammed Muntari marque le premier but qatari de l'histoire de la Coupe du monde, tandis que Édouard Mendy porte un Sénégal en difficulté ; le Qatar s'incline dans son 2e match face au Sénégal en ayant montré un meilleur visage (1-3)[85]. De leur côté, les Équatoriens dominent les Néerlandais qui tiennent difficilement le match nul (1-1)[86]. La dernière journée voit la qualification des Pays-Bas et du Sénégal, tandis que le Qatar devient le premier pays hôte éliminé au premier tour sans aucun point obtenu.

1re journée

2e journée

3e journée

La confrontation inédite entre l'Angleterre et l'Iran est marquée par le refus des joueurs iraniens de chanter l'hymne national en soutien au mouvement contestataire en réaction à la mort de Mahsa Amini ; il se conclut par une large victoire anglaise (6-2)[87] après 27 minutes de temps additionnel, soit le match le plus long de la Coupe du monde [88]. Dans l'autre rencontre, les États-Unis sont rattrapés sur le fil par un pays de Galles peu inspiré mais réactif (1-1)[89]. Lors de la 2e journée, les Iraniens, qui auraient chanté l'hymne national sous la menace[90], dominent les Gallois ; profitant de l'expulsion de Wayne Hennessey, ils l'emportent au bout du temps additionnel (2-0)[91]. 700 prisonniers retrouvent la liberté en Iran après la victoire de la Team Melli[92]. De son côté, une équipe d'Angleterre peu inspirée subit la domination d'une équipe des États-Unis bien organisée ; les deux équipes se séparent sur un match nul dans un match globalement fermé (0-0)[93].

1re journée

2e journée

3e journée

L'Arabie saoudite crée la sensation d'entrée en renversant l'Argentine (2-1). Malgré un penalty « généreux » de Lionel Messi, plusieurs buts refusés et la sortie sur blessure du capitaine Salman Al-Faraj, les Argentins encaissent deux buts en cinq minutes dès le début de la deuxième mi-temps[94]. L'autre match entre un Mexique peu précis et une Pologne peu ambitieuse dans le jeu est le premier d'une longue série de matchs sans but dans la compétition[95]. Robert Lewandowski se fait notamment repousser un penalty par Guillermo Ochoa (0-0)[96]. Lors de la deuxième journée, une Arabie saoudite séduisante domine mais s'incline face à la Pologne qui a donné plus de poids à son attaque (2-0)[97]. Dos au mur, l'Argentine se relance face au Mexique en alignant un dispositif adapté (2-0)[98]. Lionel Messi porte son équipe dans la dernière demi-heure de jeu après 60 minutes sans convaincre de l'Albiceleste[98].

1re journée

2e journée

3e journée

La Tunisie tient tête au Danemark, le match se terminant sur un score nul et vierge. La France signe de son côté une belle victoire face à l'Australie. Cette dernière se relance ensuite dans la course à la qualification en s'imposant contre la Tunisie. En battant des Danois timorés, les Français sont les premiers à valider leur ticket pour les huitièmes de finale après seulement deux matchs.

1re journée

2e journée

3e journée

L'Espagne commence par un carton face au Costa Rica et Keylor Navas est fautif sur 3 des buts espagnols. L'Allemagne domine sa confrontation face au Japon mais ne parvient pas à être réaliste et se fait renverser en fin de match. Pour leur dernier match de poule, les Japonais créent la surprise à la sortie des vestiaires, prenant la première place de la poule. L’Allemagne gagne contre le Costa-Rica mais ne parvient pas à se qualifier pour les 8e de finale. Cela fait donc deux coupes du monde d’affilé que la Mannschaft n'arrive pas à se qualifier pour les 8e de finale.

1re journée

2e journée

3e journée

Le Maroc et la Croatie n'arrivent pas à se départager et le match nul est logique. La Belgique bat le Canada sur la plus petite des marges. Les Canadiens n'ont pas démérité et Alphonso Davies a raté son pénalty.

1re journée

2e journée

3e journée

La Suisse parvient à battre le Cameroun dans un match fermé grâce à l'attaquant de l'AS Monaco, Breel Embolo. Le Brésil ultra dominateur se défait sans problème de la Serbie grâce à un doublé de Richarlison, dont un ciseau acrobatique. Seul point noir, Neymar est sorti, blessé.

1re journée

2e journée

3e journée

Les Coréens se qualifient en battant en toute fin de match le Portugal, tandis que l'Uruguay bat le Ghana mais est éliminé au nombre de buts marqués.

Toutes les rencontres sont à élimination directe, du stade des huitièmes de finale jusqu'à celui de la finale. Si les deux équipes qui s'affrontent sont à égalité à la fin du temps réglementaire de 90 minutes, une prolongation (a.p) de deux fois 15 minutes est jouée. Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, une épreuve de tirs au but (t.a.b) est disputée afin de décider de la qualification pour le tour suivant, ou de l'obtention du titre s'il s'agit de la finale.

En plus des cinq remplacements de joueurs autorisés par équipe pendant le temps réglementaire, un sixième remplacement est possible lors de la prolongation. Lors du temps règlementaire, trois sessions sont autorisées en cours de jeu pour effectuer ces changements de joueurs. Les remplacements effectués à la mi-temps ne sont pas concernés par cette restriction.


Les Pays-Bas s'avancent avec un statut de favori dans ce premier match éliminatoire, tandis que les États-Unis, auteurs d'un match solide contre l'Angleterre, croient en leur chance. Motivés, les Américains se procurent quelques occasions, notamment en début de match, mais les Oranje reviennent dans le match, par l'intermédiaire de Denzel Dumfries, qui sert parfaitement Memphis Depay (10') et Daley Blind (45') pour faire le break avant la mi-temps (2-0). Au retour des vestiaires, les Américains parviennent à réduire la marque, mais un but de Dumfries, homme du match, met fin aux espoirs de la Team USA (3-1).






Les 32 équipes présentes disputent un total de 64 rencontres : 48 au premier tour et 16 dans la phase à élimination directe.

A l'issue de la phase de poules, les 16 qualifiés pour les huitièmes de finale se répartissent comme suit :

Le classement complet des 32 équipes ayant participé au tournoi prend en compte, en plus du stade de la compétition atteint, le nombre total de points obtenus, puis la différence de buts et enfin le nombre de buts inscrits. Le nombre de points est calculé de la même manière que pour le premier tour, à savoir en attribuant 3 points pour un match gagné, 1 point pour un match nul et 0 point pour une défaite[100].

avant CM (6 octobre)

après CM ( décembre)

Le Ballon d'or Adidas est la récompense attribuée au meilleur joueur de la Coupe du monde 2022. Les deuxième et troisième joueurs reçoivent respectivement les Ballons d'argent et de bronze.

Le Soulier d'or est attribué au meilleur buteur de la compétition. Deux joueurs ou plus à égalité à la fin de la compétition sont départagés au nombre des passes décisives et s’ils sont toujours ex æquo, c’est le joueur ayant passé le moins de temps sur le terrain qui reçoit la récompense[101]. Le nombre de matchs joués et de pénaltys sont là uniquement à titre d’information. La colonne « pénaltys » indique les pénaltys transformés pendant le temps réglementaire ou durant les prolongations et non ceux lors d'une séance de tirs au but. Le trophée représente une chaussure de football de couleur dorée.


Chaque « homme du match » est élu par les spectateurs via un vote organisé sur le site de la FIFA. Les votes sont ouverts de la 60e à la 88e minute, ou jusqu'à la 118e minute en cas de prolongation. Un trophée, sponsorisé par Budweiser, est décerné au joueur ayant reçu le plus de voix[102].

Si un joueur ou un officiel reçoit deux avertissements lors de deux matches différents, il est automatiquement suspendu pour le match suivant. Mais pour éviter qu'un joueur ne manque la finale pour avoir écopé en demi-finale de son deuxième carton jaune du tournoi, les compteurs sont remis à zéro après les quarts de finale. Si un joueur reçoit un carton rouge, il est automatiquement suspendu pour le match suivant. La commission peut alourdir ces sanctions.

Le tableau ci-dessous résume les joueurs suspendus pendant la compétition.

Le Hors-jeu semi-automatique et le temps additionnel ont été utilisée pour la première fois en Coupe du monde[103],[104].

De nombreux matchs ont attiré les meilleures audiences de l'année par rapport à n'importe quelle programmation dans leurs pays respectifs.


En , La FIFA a annoncé un budget global pour toutes les nations participantes. Chaque équipe qualifiée recevra 1,5 millions de $ (1,4 million d’euros) avant la compétition pour couvrir les frais de préparation. Chaque équipe recevra au moins 9 millions de $ de prime. La cagnotte totale de cette édition sera de 440 millions de $ (environ 417 millions d’euros), soit 40 millions de plus que la cagnotte de l'édition précédente[145],[146].

La préparation de cette coupe du monde nécessite de gigantesques chantiers et Vinci intervient dans certains d'entre eux. En , des documents transmis par l'ambassade du Népal font état de la mort d'au moins 44 ouvriers népalais travaillant sur les chantiers de construction dans des conditions proches de l'esclavage[147].

En , une délégation internationale de syndicats de travailleurs du bâtiment appartenant à la Confédération syndicale internationale[148] (CSI) a souhaité accéder aux chantiers sur le principe de contrôles inopinés. Ce droit leur a été refusé. D'après des informations locales, le droit du travail local ne serait pas respecté : aucune plainte d'un ouvrier n'a été enregistrée, et, en cas de plainte, l'ouvrier est expulsé[149].

Fin 2013, le quotidien britannique The Guardian relaie l'estimation de la CSI qui déclare qu'au rythme actuel des décès sur les chantiers, 4 000 ouvriers mourront avant l'inauguration de la compétition. Le journal dénonce l'« exploitation et les abus s'apparentant à de l'esclavage moderne » que connaîtraient les ouvriers, privés de leur passeport, en attente d'être payés et entassés à 12 dans des chambres d'hôtel insalubres. Sharan Burrow, secrétaire général de la CSI, affirme alors : « Sans les changements nécessaires, plus d'ouvriers mourront à construire les infrastructures de la Coupe du monde que de footballeurs qui fouleront les pelouses lors de ce Mondial. »

Le Monde, en , publie un reportage sur le quotidien de ces ouvriers, qui travaillent onze heures par jour, six jours par semaine, parfois sous une chaleur jusqu'à 50 °C[150].

En , selon un rapport du comité de coordination népalais Pravasi et The Guardian, quatre cents ouvriers népalais et cinq cents ouvriers indiens sont morts sur les chantiers de la Coupe du monde[151],[152].

En , The New Republic reprend l'estimation de ESPN selon laquelle, « à la cadence actuelle », 4 000 travailleurs immigrés mourront d'ici au début de la Coupe du monde de 2022, en soulignant que « le plus effrayant » de cette estimation, c'est que le Qatar n'en est qu'au tout début des travaux nécessaires. Un seul nouveau stade a en effet été mis en chantier, alors que 12 nouveaux stades doivent être construits d'ici à 2022 : que se passera-t-il, se demande The New Republic, lorsque, comme toutes les nations organisatrices, le Qatar sera en retard sur le planning prévu[153] ?

Face à ces accusations, le Qatar promet l'abolition du système de parrainage qui met les travailleurs étrangers à la solde de leurs employeurs[16] (la règle du sponsor interdit aux employés étrangers, y compris les Occidentaux, de rompre leur contrat sans l'autorisation d'un tuteur, qui se trouve être dans la plupart des cas leur patron[150]).

En , la BBC estimait le nombre de morts sur les chantiers qatariens à un chiffre proche de 1 800 en l'espace de trois années, rien que pour les travailleurs venus d'Inde, du Népal et du Bangladesh, alors même que des ouvriers égyptiens ou philippins travaillent aussi sur les chantiers du Qatar, pour lesquels le nombre de morts n'a pas fait l'objet de décompte particulier[154].

En 2016, l'Église catholique condamne le « traitement inhumain dont sont victimes les travailleurs ». Le cardinal Rainer Woelki appelle ainsi au boycott de la Coupe du monde et accuse la FIFA de ne pas prendre en compte les protestations des défenseurs des droits de l'Homme[155].

En , en plus des mauvaises conditions de travail des ouvriers, il est révélé que certains d'entre-eux ne sont pas payés depuis des mois[156]. À ce sujet, la fédération internationale du football a jugé le rapport comprenant ces informations comme « fallacieux », en indiquant qu’il n'est « en rien lié à la Fifa et à la Coupe du monde 2022 ». Le ministère qatarien du Travail a publié un communiqué signalant que la société Mercury MENA ne travaillait plus dans le pays et qu’une enquête est mise en place avec des possibles conséquences juridiques[157].

Le , la société Vinci a démenti les accusations de l'ONG française Sherpa concernant les conditions des travailleurs migrants en indiquant le résultat d'un audit indépendant réalisé par la Fédération syndicale mondiale des Travailleurs du Bâtiment qui fait état des bonnes pratiques[158]. Le 9 novembre 2022, suite à la plainte deposée par Sherpa, du Comité contre l'esclavage moderne (CCEM) et de 12 anciens travailleurs migrtants, une filiale de Vinci, Vinci constructions grands projets (VCGP), est mise en examen dans le cadre de l'enquête sur les conditions de travail de ses ouvriers au Qatar[159].

Les estimations externes sont difficiles en raison du manque d’informations fournies par les autorités qataries et celles des pays d’origine des travailleurs migrants[160]. En , The Guardian estime, en citant notamment une étude scientifique[161], que plus de 6 500 ouvriers sont morts sur les chantiers depuis 2010 d'après des données récoltées auprès des gouvernements de l'Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh et du Sri Lanka[2]. Une partie importante des décès serait liée à la construction d’infrastructures pour la Coupe du Monde[160]. Le bilan pourrait même être supérieur car les données d'autres pays, comme les Philippines ou le Kenya, n'ont pas été recueillies[2]. Les principales causes de décès sont les fortes chaleurs[162], les chutes et les insuffisances cardiaques[2].

En novembre 2022, le Qatar reconnaît la mort de « 400 à 500 travailleurs migrants » sur les chantiers du mondial[163].

En raison des fortes chaleurs durant les mois d'été au Qatar (près de 50 °C, un taux d'humidité de 80 % en juin)[204], une polémique a éclaté concernant la date de l'organisation de la compétition, habituellement jouée aux mois de juin et juillet. Des scientifiques de l'Université du Qatar proposent de développer un nuage artificiel[205] pour que les stades soient à l'ombre[206]. Après s'être rétractés, les responsables entérinent l'idée d'une compétition en hiver (début d'année), procédé transgressant gravement le cahier des charges de candidature[207]. Sepp Blatter déclare en  :

« Vous ne pouvez pas jouer sous cette chaleur estivale. Bien qu'il soit possible de climatiser les stades, il est impossible de climatiser tout un pays ou l'ambiance d'une Coupe du monde. C'est pourquoi nous devons faire preuve de courage et jouer cette Coupe du monde en hiver[16]. »

Il fait des déclarations similaires en affirmant qu'il n'est pas possible de jouer l'été et qu'il faut trouver une solution[208].

Le comité exécutif de la FIFA décide le que la finale du Mondial 2022 au Qatar se disputera le dimanche , soit une semaine avant Noël. Il ne faisait déjà plus de doute que la FIFA décalerait la tenue de la Coupe du monde au Qatar à une autre saison que la période traditionnelle du milieu d'année (estivale dans l'hémisphère nord ou hivernale dans l'hémisphère sud). C'est donc finalement l'automne (novembre - ) qui a été préféré à l'hiver (janvier - ). Sur la date de la finale, Sepp Blatter, le président de la FIFA, avait déjà indiqué que le 18 serait la date limite.

Le Comité exécutif de la FIFA, réuni le à Zurich, « a décidé que la finale aurait lieu le dimanche , jour de la fête nationale au Qatar, et du principe d'un tournoi de vingt-huit jours », a déclaré Walter de Gregorio (de), directeur de la communication de la FIFA, précisant que l'instance internationale allait désormais réfléchir à une « adaptation du calendrier international ». Le tournoi mondial au Qatar devrait donc débuter le .

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En 2014, le président de la FIFA, Sepp Blatter, dénonce « une sorte de déchaînement contre la Fifa concernant la Coupe du monde au Qatar », selon lui « beaucoup lié à la discrimination et au racisme »[209].

En , le média américain The Intercept explique que les Émirats arabes unis auraient cherché à déstabiliser l’économie et la monnaie du Qatar en 2017, afin de l’affaiblir et de l’empêcher d’organiser la prochaine coupe du monde[210].

Lors du déclenchement de la crise du Golfe, les autorités qatariennes ont accusé les Émirats arabes unis de vouloir les empêcher d’organiser cet évènement[211]. Depuis de nombreuses années, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis auraient tissé un réseau d’influence et lobbying à travers le globe, notamment aux États-Unis, pour détériorer l’image de leur rival[212].

En 2016, Amnesty international publie un rapport sur les conditions de vie des migrants travaillant au Qatar. Celles-ci sont très mauvaises, avec travail forcé, mensonges sur les salaires et les promesses de conditions de vie, avec une liberté de mouvement limité au site de construction et retrait des passeports par des agents. Le salaire moyen d'un ouvrier est alors de 220 dollars par mois[213],[214].

Les salaires des travailleurs étrangers au Qatar pourraient en outre ne pas être versés dans certains cas selon l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW). L'ONG pointe du doigt de lourdes failles dans la législation qatarienne permettant à certaines entreprises de ne pas rémunérer leurs travailleurs. Une entreprise employant six mille personnes pour la construction de l'un des stades du Mondial a ainsi suspendu le paiement des salaires pendant des périodes allant de deux à cinq mois et ne les a finalement versés qu'après un mouvement de protestation malgré l'interdiction de toute action sociale au Qatar[215].

Alors que les autorités qatariennes affirment que 37 travailleurs sont morts dans la préparation de la compétition, le journal The Guardian annonce en qu'en réalité au moins 6 750 travailleurs étrangers sont morts depuis 2010 durant les préparatifs du mondial[216],[217]. Ce nombre est sujet à caution et n’est habituellement pas réutilisé par les ONG concernées par la situation des travailleurs migrants au Qatar, car il ne prend pas en compte les décès de la fin l'année 2020 et de l'année 2021, et ne fait pas de distinction entre les travailleurs en bâtiment et les travailleurs de bureau : les ONG parlent plus volontiers de plusieurs milliers de morts de travailleurs immigrés[218]. Le 29 Novembre, le chef de la coupe du monde au Qatar, Hassan Al-Thawadi, affirme que le nombre de mort lié aux travaux serait entre 400 et 500 personnes. C'est la première révision à un nombre supérieur à ceux précédement annoncé par le gouvernement Qatari. [219]

Lors de la finale de la coupe du monde des clubs de la FIFA 2020 qui s'est déroulée au Qatar le , les arbitres féminines auraient été dissuadées de saluer le prince Joaan bin Hamad al-Thani au cours de la cérémonie de remise des médailles. Cette polémique soulève des interrogations sur la condition féminine durant cette coupe du monde[220].

Gabriel Malika, auteur du roman Qatarina dénonçant la tenue de la coupe du monde au Qatar, soulève des doutes quant à la liberté, notamment vestimentaire, des supportrices[221]. La supportrice croate Ivana Knöll, influenceuse et finaliste de l'élection de Miss Croatie, a quelque peu défié le dresse code très strict du Qatar en portant une mini-jupe, legging moulant et décolleté plongeant aux couleurs de la Croatie[222],[223],[224].

Le footballeur australien Josh Cavallo se dit « attristé » par le fait que la Coupe du monde se déroule au Qatar, un pays dans lequel l'homosexualité est toujours criminalisée - et passible de la peine de mort pour les personnes de confession musulmane[225].

En matière de droits LGBT, si officiellement le Qatar « accueillera tous les fans de foot quelle que soit leur orientation sexuelle », à la fin de la compétition la répression qui vise les personnes LGBT dans le pays reprendra[226].

Afin d'accueillir la Coupe du monde, le pays a construit des stades ouverts climatisés couteux en énergie étant donné le climat du Qatar. Par ailleurs, les capacités hôtelières du Qatar étant insuffisantes, c'est pas moins de 160 vols quotidiens qui seront réalisé entre Doha et les pays voisins pour loger les supporters[227].

Selon la FIFA, les émissions de CO2 sont dues pour 52% au transport, 20% au logement, 18% aux constructions permanentes, 4,4% aux constructions temporaires et 5,6% pour d'autres raisons[1].

L'empreinte carbone liée à l'événement est estimée à 3,6 Mt de dioxyde de carbone, ce qui représente le double par rapport aux éditions précédentes de la coupe du monde en Russie et au Brésil[228].

En raison des nombreux problèmes sociaux et écologiques suscités par cette organisation, des voix s'élèvent et appellent à son boycott. Ainsi, en France et en Belgique, de nombreuses municipalités renoncent, en signe de protestation, à installer le moindre écran géant sur la place publique pour diffuser les matches de la compétition comme c'était le cas lors des précédentes coupes du monde[229],[230],[231]. D'anciens joueurs prennent également position, comme Philipp Lahm (capitaine de la sélection championne du monde 2014 et directeur de l'Euro 2024) ou Éric Cantona qui, en refusant de se rendre au Qatar pour l'un et en ne regardant pas la compétition pour l'autre, boycottent ainsi à leur manière l'évènement[232],[233],[234].

Avec l'accord de leur fédération, plusieurs équipes nationales souhaitent faire des gestes portant des messages de protestation, bien que ce type de manifestation ne soit pas autorisé par la FIFA. Ainsi, sept fédérations avaient prévu que leur capitaine porterait un brassard « one-love » mais celui-ci a été interdit et les fédérations ont été contraintes de renoncer à cette initiative[235].

Par ailleurs, sur le nouveau maillot « extérieur » de la Belgique, présenté en août 2022, s'affiche initialement la mention « love » à l'intérieur du col. Or cette inscription pose problème car elle est assimilée à un message commercial, ce que le règlement de la FIFA interdit. La RBFA a dû faire retirer ou masquer l'inscription litigieuse afin de se mettre en conformité[236]. De la même façon, la fédération danoise a été rappelée à l'ordre par la FIFA avant le tournoi, en raison de messages critiques, jugés à connotation politique par le FIFA, qu'elle envisageait de faire figurer sur les tenues d'entraînement des joueurs à l'emplacement de certains des logos habituels des sponsors de l'équipe. Afin d'éviter toute sanction, la DBU a accepté de se plier au règlement et a renoncé à afficher ces messages. Hummel, l'équipementier danois de l'équipe nationale a toutefois décidé malgré tout d'estomper son logo sur le maillot du Danemark durant la compétition en signe de protestation[237].

En , le Qatar, bien qu'ayant l'Islam comme religion officielle d'État et la Charia comme principale source d'inspiration juridique, a fait savoir par la voix de Hassan Al Thawadi, secrétaire général du Comité d’Organisation, que l'alcool ne serait pas banni durant la Coupe du monde[238]. En attendant la date de la manifestation sportive, la tendance locale semble pourtant être au durcissement des restrictions en matière d'alcool, puisque après en avoir interdit la consommation sur l'île artificielle Pearl Qatar[239], l'émirat l'a interdite aussi aux abords des plages et des piscines[240].

Le vendredi 18 novembre 2022, la vente d'alcool est interdite dans les stades après un changement de règlement deux jours avant le premier match, revenant sur la promesse de ne pas bannir l'alcool. Cet événement met en porte-à-faux le sponsor Budweiser qui a l'exclusivité des ventes de bières pour l'évènement sportif[241],[242].

Durant les deux semaines précédant la compétition, des images de liesse de groupes de supporters sont massivement diffusées dans les médias et sur les réseaux sociaux par la FIFA, le Qatar et des influenceurs. D'après une enquête du Daily Express, journal anglais, les groupes de supporters seraient majoritairement composés d'Indiens se revendiquant supporters des sélections favorites du Mondial (Argentine, France, Brésil, Angleterre, Portugal…) et seraient payés par le Qatar pour diffuser ces images de liesse populaire[243]. Toutefois, cette hypothèse est rejetée par certains de ces supporters indiens présents au Qatar, ceux-ci affirmant que l'Inde n'étant pas qualifiée mais étant fans de football, les « gens choisissent donc l’équipe qu’ils veulent soutenir »[244].

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Logo de la candidature du Qatar.
Logo de la Coupe du monde 2022
Cérémonie d'avant match au stade Ahmad-ben-Ali.
  • Équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2022
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