François Bott

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François Bott, né le à Laon et mort le [1] à Paris, est un écrivain français qui s'est longtemps consacré au journalisme.

Après une licence de philosophie, François Bott débute comme journaliste à France-Soir. Il dirige ensuite les pages littéraires de l'Express puis fonde Le Magazine littéraire en 1967. L'année suivante, il rejoint l'équipe du journal Le Monde puis est nommé adjoint de Jacqueline Piatier pour Le Monde des livres. Il succède à cette dernière en 1983[2] et dirige le supplément littéraire jusqu'en 1991[3]. C'est en 1995 qu'il décide de quitter le journalisme pour se consacrer à l'écriture.

François Bott est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels des romans et des essais littéraires, comme La Demoiselle des Lumières, Sur la planète des sentiments, des ouvrages sur les écrivains, les femmes de lettres ou les femmes d'exception[4],[5].

Membre du jury du prix Roger Vailland, il participe régulièrement à des manifestations sur l'œuvre de cet écrivain : conférence sur Roger Vailland et 325.000 francs, lecture-spectacle de Drôle de jeu, table ronde intitulée l'esprit de conquête (sur le livre de Vailland : Cortès, le conquérant de l'Eldorado). Il a notamment publié un ouvrage de référence sur l'écrivain : Les Saisons de Roger Vailland chez Grasset en 1969.

Collaborateur de la revue Service littéraire, il y publie régulièrement des textes sur des écrivains comme Roger Vailland, Jules Supervielle, Gustave Flaubert, Louis Calaferte.

Un aficionado de la vie est le titre d'un article de François Bott sur l'écrivain Roger Vailland paru dans les Entretiens, Roger Vailland en 1970 aux éditions Subervie[6].

« Aficionado veut dire amateur » précise François Bott[7]. La passion de l'amateur a ceci de particulier qu'elle est raisonnée, jouer en se faisant plaisir, en faire une fête, telle qu'il la décrit dans son roman La Fête.

Il était une fois trois amis à Reims qui étouffaient dans l'atmosphère confinée des lendemains de la Première Guerre mondiale et « suivaient les chemins de Rimbaud » dans la poésie et la drogue. Des trois amis, seul survécut, « à force de légèreté » Roger Vailland[8] qui « tient sa fêlure à distance » : celle de l'ironie. C'est cette période de l'entre-deux-guerres que François Bott appelle « sa saison de l'absence. » Roger Vailland, le 'jeune homme seul' se lance dans la bataille, rejette cette société qui lui rappelle sa jeunesse rémoise, veut se désaliéner, se façonner. Son acte initiateur, c'est son entrée dans la Résistance, prendre les risques nécessaires pour asseoir sa 'souveraineté'[9]. Souveraineté, maître-mot chez Vailland qui étayera son engagement communiste sur cette démarche, la recherche de cet 'homme de qualité' qu'il traque constamment, celui qui « se domine et se possède. »

Aficionado de la vie, il mène comme Ernest Hemingway toutes sortes de saisons : sport, surréalisme, drogue, botanique... chaque roman aussi est une saison, notant chaque jour sa performance[10], comme Casanova dans son Carnet de comptes d'un homme heureux[11]. En 1956, quand on eut assassiné « sa saison communiste » avec la répression violente en Hongrie, il écrivit La Loi où il incarna en Don Cesare, sa déchirure.

Quelques mois avant sa mort, il brûlait de commencer une nouvelle saison, faisant dans un article l'éloge de la politique, dont les thèmes majeurs du bonheur, de la révolte et de la critique de la société bourgeoise se retrouveront en [12].