Google Street View

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En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Google Street View est un service de navigation virtuelle lancé le qui complète les services Google Maps et Google Earth en permettant de visualiser un panorama à 360° de lieux situés sur des voies publiques — urbaines ou rurales — sur lesquelles ont préalablement été enregistrées des prises de vues par la circulation de véhicule.

Controversé en raison d'atteintes alléguées envers la vie privée, le projet utilise la technologie Immersive Media, qui permet de fournir une vue de la rue à 360 degrés en tout points donnés de cette rue. Une voiture équipée de caméra omnidirectionnelle circule dans les rues en prenant des images, qu'un logiciel propriétaire de Google assemble pour donner l'impression de continuité. La voiture est aussi équipée d'un système qui capte tous les signaux 3G/GSM et Wi-Fi dans le but de les lister (les résultats n'ont pas encore été publiés)[1],[2]. À l'origine, seules quelques villes américaines étaient accessibles, puis, rapidement, le service s'est étendu à d'autres pays (France, Espagne, Italie, Australie, Japon, Nouvelle-Zélande, Suisse, Portugal, Canada, République tchèque, Taïwan). À partir d', le service a été pleinement intégré à Google Earth.

Le petit personnage symbolisant la position de l'utilisateur se prénomme Pegman du fait de sa forme de pince à linge (clothes peg en anglais). Sur l'île Half Moon, une petite île de l'Antarctique, Pegman devient un manchot pour désigner l'île peuplée de manchots et le lieu le plus au sud photographié par Google.

La plateforme mobile Google est composée de 15 caméras d'une résolution de 15 millions de pixel, de focale 5,1mm et ouverte chacune à f/2[7].

En 2018, la nouvelle plateforme utilisée par Street View se compose de 7 caméras équipées de capteur de 20 millions de pixels, ainsi que de 2 caméras capables de prendre des photos en haute définition et des capteurs lasers situés de chaque côté[8].

Google Street View couvre majoritairement les routes et les rues publiques. D'abord limité aux États-Unis, le service s'est rapidement exporté en Europe, en Asie, en Afrique et en Océanie durant la fin de la décennie 2010. Aujourd'hui Google Street View est disponible dans près d'une centaine de pays du monde entier.
Outre les réseaux routiers couverts à l'aide de véhicules équipés de caméras sur leur toit, Google utilise également le Trekker afin de couvrir des zones inaccessible en voiture. Ainsi Google a déjà équipé un cheval, une motoneige de dispositif similaire pour certaines pistes de ski[20], un bateau pour la jungle amazonienne[21], ainsi qu'un wagon spécialement aménagé pour une voie ferroviaire métrique et classée par l'Unesco en Suisse[22]. En 2014, on apprenait que l'équipement de streetview avait été embarqué à dos de chameau[23] Grace au Trekker, une multitude de sentiers du monde entier a pu être ajouté au service. Le pôle Sud géographique est également couvert.

La précision des détails pose certains problèmes de confidentialité, de sécurité et de respect de la vie privée. On y distingue en effet clairement les actions des personnes filmées (des images de braquage, de baigneurs en maillot de bain, ou encore d'adultes entrant dans des sex shops ont, par exemple, été diffusés). Ceci a provoqué diverses critiques venant d'ONG telles que Privacy International[24]. Google a essayé de répondre aux critiques, dans les pays concernés, en élaborant un logiciel de floutage automatique des visages. Les visages et les plaques d'immatriculation sont floutées à la demande des personnes concernées[25]. Dans l'Union européenne, Google a été obligé de mettre en place, à la demande du contrôleur européen de la protection des données (CEPD), un dispositif de floutage automatique des visages[26],[27]. Les structures sensibles comme la Maison-Blanche à Washington sont altérées. En outre, aux États-Unis, Google retire « à la demande » des personnes concernées les photos de leurs maisons[26].

Un couple de Pittsburg (États-Unis) a déposé plainte en contre Google pour avoir filmé l'allée menant à leur maison ainsi que celle-ci[25]. Le tribunal les a déboutés, arguant qu'il était légal de prendre des photos à partir d'un espace public. En , la justice belge entame une enquête sur Google concernant la collecte de données privées lors de son programme Street View[28].

En Alaska, des passants ont « saboté » les caméras de Google Cars à deux reprises, en mettant un sac en plastique devant la caméra[29].

Plusieurs villes, comme Broughton, auraient banni ce service[30]. Et des experts canadiens examinent cette pratique qu'ils jugent « douteuse ».

En , un habitant du Maine-et-Loire assigne en référé Google, après avoir découvert sur Street View une photo de lui, urinant dans son jardin[31]. Sa demande de 10 000 euros a été rejetée par le tribunal d'Angers le , qui l'a condamné à une amende de 1 200 euros[32]. La photo avait été retirée de Street View dès le lendemain de l'assignation en référé.

En France, la CNIL prononce le une amende de 100 000 euros à l'encontre de Google pour violation de la vie privée.

Cette amende fait suite à la révélation (le ) de collectes de données privées transitant par les réseaux Wi-Fi non sécurisés lors du passage des Google Cars[33]. La CNIL effectue un contrôle de la société le , justifié par la collecte déloyale de données privées, l'atteinte à la vie privée, la non déclaration des formalités légales auprès de la CNIL avant la récolte, et le manque de réponse de Google à la CNIL[33]. À la suite de ce contrôle, la CNIL enjoint Google de lui communiquer les informations techniques concernant la collecte de données, ainsi qu'une copie de toutes les données collectées. Par ailleurs, Google doit arrêter toute collecte de données à l'insu des personnes concernées (notamment les données personnelles et les données d'identification aux réseaux), et effectuer les formalités administratives auprès de la CNIL[33]. Google se conforme à la mise en demeure le , la CNIL devenant alors la première autorité de contrôle des libertés a accéder aux données collectées lors du projet Google Street View[33].

L'analyse des données livrées par Google révèle que la société a enregistré sur le passage de ses voitures non seulement des données sur les réseaux (adresses MAC, SID), mais aussi de nombreuses données privées sur des personnes identifiables, telles que les sites web visités, les adresses et mots de passe des messageries électroniques ainsi que le contenu des mails échangés[5]. Google s'est alors engagé à supprimer ces données collectées, selon la société, par erreur[34], ainsi qu'à cesser la collecte de données Wi-Fi à l'insu des personnes concernées.

Cependant, la CNIL estime que ce dernier point n'est pas respecté, les données étant aujourd'hui collectées non pas par les Google Cars, mais directement par les appareils mobiles se connectant aux services de géolocalisation[5]. De plus, Google n'a pas communiqué les outils lui ayant permis de collecter les données Wi-Fi, comme demandé par la CNIL[5], et ne s'est pas conformé à la loi française concernant son service Latitude. Reconnaissant enfin que Google tire un avantage économique des données collectées illégalement (qui lui assurent une position dominante dans le domaine de la géolocalisation), et compte tenu de la gravité des faits, la CNIL a prononcé une amende de 100 000 euros[5] à l'encontre de Google.

Lors de la conférence sur la cybersécurité DEF CON 18, le chercheur Samy Kamkar rappelle que le service de géolocalisation de Google, utilisant les données ainsi collectées, permet au tout-venant d'obtenir très facilement la position d'une machine dont il connaît l'adresse MAC[35].

D'autres entreprises ou institutions ont déjà commencé à prendre leurs propres photos à 360 degrés de villes. Microsoft Bing Maps introduit Streetside en décembre 2009.

Les petits concurrents comprennent Yandex en Russie (pour l'instant, elle prend des photos sur Arkhangelsk, Moscou, Saint-Pétersbourg, Kiev en Ukraine, Istanbul, Izmir et Ankara en Turquie)[36]. Une société roumaine, NORC, travaille sur la Roumanie et d'autres pays en Europe centrale et orientale[37].

Deux entreprises existent également en Argentine, l'une est appelée Mapplo qui ne travaille que sur le territoire argentin pour le moment[38],[39] ainsi que Fotocalle, un autre projet argentin semblable mais qui a la particularité de fournir des images en HD[40].

Une société en Chine a également introduit Street View pour Pékin et d'autres villes[41]. Zumi.pl a déjà introduit Street View dans les principales villes de Pologne.

Une société (Kapou) en Grèce, a également introduit un système similaire pour la ville de Thessalonique[42]. Il y a aussi des vues des rues de certaines villes aux États-Unis et du Sud de la Thaïlande fournies par MapJack[43].

Développée conjointement par l’IGN, Oslandia et AtoICD, iTowns est une plateforme technologique open source qui permet de visualiser et d’exploiter des données géographiques 3D à travers le web [44],[45].

Un autre projet français basé sur le même principe a été lancé par Mappy le  : UrbanDive.

Enfin, la société Teehan+LaX propose une version de Google Street View en Art ASCII.

En 2019 Apple lance son propre service de navigation virtuelle, Apple Look Around, disponible aux États-Unis dans un premier temps.

Carte de la couverture du service Google Street View
La couverture de Google Street View dans le Monde en 2020
  • Actuelle
  • Future (officiel)
  • Future (non officiel)
  • Pays avec musées uniquement
  • Pays non couvert
Google Maps Street View en Suisse de marque Opel
Une Opel Astra K de Google Street View à Longueau.
Voiture Google Street View à Grenoble
Google Street View Car aperçue à Grenoble
Voiture Google Street View à Genève
Google Street View Car à Genève, Suisse