Saint-Eustache (Québec)

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Saint-Eustache est une ville du Québec, au Canada, chef-lieu de la MRC des Deux-Montagnes dans les Laurentides[1]. Elle est située à 20 km au nord-ouest de Montréal, à l'extrémité nord-est du lac des Deux Montagnes, à l'embouchure de la rivière du Chêne.

Elle est accessible via l'autoroute 640, l'autoroute 13 et les routes 148 et 344.

« La ville de Saint-Eustache, telle qu'elle existe présentement, résulte de la fusion, en 1972, de la municipalité du village de Saint-Eustache (1848), devenue ville en 1948, et de la municipalité de la paroisse qui avait annexé la municipalité de Saint-Eustache-sur-le-Lac établie en 1912. La dénomination municipale honore le souvenir du seigneur Eustache Lambert Dumont, à qui on a concédé, en 1749, l'augmentation de la seigneurie des Mille-Îles qui constitue les premiers arpents de la mission implantée au confluent des rivières du Chêne et des Mille Îles »[2].

La seigneurie où se trouve Saint-Eustache est pour la première fois concédée à un dénommé Michel Sidrac Dugué de Boisbriand en 1683. Toutefois, le sieur de Boisbriand n'ayant pas rempli les devoirs qui lui étaient incombé (tenir feu et lieu, c'est-à-dire bâtir une habitation et y habiter, construire et entretenir les chemins, bâtir un moulin à farine et finalement, concéder des terres aux colons), on lui retire la seigneurie. Elle est ensuite donnée à ses deux gendres, qui, eux non plus, ne remplissent pas leurs devoirs de seigneur et se voient retirer la seigneurie. Enfin, en 1739, Eustache Lambert-Dumont devient le premier véritable seigneur. C'est lui qui sera à l'origine du début du développement de Saint-Eustache. C'est cependant son fils, Louis-Eustache Lambert-Dumont, qui développera véritablement la seigneurie. Il construit d'abord un moulin à farine sur les bords de la rivière du Chêne. Ce moulin, qui prendra plus tard le nom de moulin Légaré, est aujourd'hui le plus vieux moulin mû par la force de l'eau en Amérique du Nord à n'avoir jamais arrêté de fonctionner depuis sa mise en service. Le seigneur Lambert-Dumont concède aussi plusieurs lots.

Avant 1768, la paroisse de Saint-Eustache n'est pas assez importante pour avoir un curé de façon permanente. Les services religieux sont alors assurés par un prêtre de la paroisse de Sainte-Rose, sur l'île Jésus. En 1768 arrive le premier prêtre, François Petit. Le second curé s'appelle Félix Berey. Il arrive à peine un an plus tard, en 1769. Il assiste au début du développement de Saint-Eustache. C'est entre 1780 et 1783 que l'église de Saint-Eustache sera construite.

Une bataille marquante prit place dans ce village lors de la rébellion des Patriotes en 1837. Le , le docteur Jean-Olivier Chénier et ses alliés se réfugièrent dans l'église, le presbytère, le couvent, la maison seigneuriale ainsi que dans quelques résidences et combattirent les 2 000 hommes du général John Colborne. Lors de cette altercation, qui dura moins de cinq heures, une centaine de Patriotes furent tués. Par la suite, les Britanniques mirent le feu au village. Soixante maisons furent détruites ou endommagées, de même que l'église.

La population de Saint-Eustache double chaque décennie entre 1951 et 1981.

Cinq ans plus tard, soit en 2021, la population de Saint-Eustache s'élève à 45 467 habitants.[5]

Les élections municipales se font en bloc et suivant un découpage de six districts.[6].

La Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles administre les écoles francophones[7] :

L'École primaire Girouard à Mirabel et l'École secondaire d'Oka à Oka desservent d'autres parties de la ville[17].


La Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier administre les écoles anglophones:

Les trois secteurs d’activités sont présents dans l’économie de la municipalité de Saint-Eustache.  L’activité dominante dans le secteur primaire est l’agriculture. On y retrouve également l’extraction de pierres.

La proximité des grands marchés montréalais et lavallois, la présence d’un sol riche et des conditions climatiques favorables confèrent à la région un avantage compétitif important. La situation de la MRC près des centres urbains détermine la spécialisation de la production agricole qui se concentre sur les cultures maraîchères, les cultures abritées, l’horticulture, le lait et les fruits.

L’activité agricole donne également une image champêtre de la région qui augmente son attrait auprès de la population des grandes villes avoisinantes. Elle favorise une spécialisation dans les industries de l’agrotourisme et de la restauration, ce qui constitue une source non négligeable de revenus, sans compter le potentiel qu’elle représente pour le développement des industries de la grappe bioalimentaire.

L’activité manufacturière de la MRC se situe principalement dans la municipalité de Saint-Eustache. En 1961, la Ville de Saint-Eustache se dotait d’un premier parc industriel.

Situé au nord de l’autoroute 640, entre les boulevards Arthur-Sauvé et Albert-Mondou, le parc industriel actuel comprend trois sections dont la superficie totale est de 27 568 400 pieds carrés.

Le secteur tertiaire est le plus important du point de vue de l’emploi. On y retrouve plus de 70 % de tous les emplois de la MRC. La croissance de la population de la MRC contribue à favoriser une hausse de la demande pour les biens et les services, principalement dans les secteurs du commerce de détail, de l’alimentation et de la restauration, des services personnels et domestiques, des services aux entreprises, des services de santé et des services sociaux, du commerce de détail de véhicules automobiles.

L'Innoparc Albatros est un tout nouveau quartier d’affaires axé sur le développement durable, localisé à Saint-Eustache.

L'église de Saint-Eustache possède une des trois meilleures acoustiques d'Amérique du Nord, et servait régulièrement à des enregistrements pour, entre autres, l'Orchestre symphonique de Montréal On y retrouve également :

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