Vesoul

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Vesoul (prononcé [və.zul][1]) est une commune de l'est de la France, préfecture du département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté et chef-lieu de cantons et d'arrondissement. À la tête de la communauté d'agglomération de Vesoul et du pays de Vesoul et du Val de Saône, la ville fait partie de la région culturelle et historique de Franche-Comté. Vesoul compte, en 2018, 14 973 habitants intra-muros tandis que son aire d'attraction totalise 67 464 habitants et son arrondissement compte 129 436 habitants. Ses habitants sont appelés Vésuliens.

Établie sur la colline de la Motte, la cité s'est développée au Ier millénaire, sous le nom de Castrum Vesulium. Siège d'une vicomté puis capitale du bailliage d'Amont, Vesoul devient, au fil des siècles, un bourg fortifié, une place commerciale, un centre judiciaire, une ville de garnison et va jusqu'à acquérir des fonctions administratives et politiques. Après avoir longtemps appartenu à l'empire germanique puis à l'empire espagnol, Vesoul est définitivement rattaché à la France en 1678.

Classée « Cité Patrimoine », la ville abrite un quartier historique qui a été majoritairement construit avec de la pierre calcaire locale, rendant son architecture caractéristique. Pourvue d'un patrimoine naturel diversifié, Vesoul bénéficie de sites protégés, associant plaines, collines et plans d'eau. La commune compte une inspection académique, des établissements culturels ainsi que plusieurs instituts d'enseignement supérieur.

Important bassin industriel, Vesoul est le centre mondial de la logistique du constructeur Stellantis. Disposant de chambres consulaires et de zones d'activités reconnues, la ville est l'un des principaux pôles commerciaux et industriels de la région. La ville de Vesoul a par ailleurs été immortalisée en 1968 par la chanson homonyme de Jacques Brel, Vesoul.

Vesoul est situé dans l'Est de la France, à une centaine de kilomètres de la Suisse et de l'Allemagne, entre le massif jurassien et le massif vosgien. La ville se trouve au centre du département de la Haute-Saône, dans le nord de la région Bourgogne-Franche-Comté. Vesoul a par ailleurs une position géographique très centrale en Haute-Saône puisque le centre de gravité du département ne se trouve qu'à 5 kilomètres à l'ouest de la ville[2].

À vol d'oiseau, la ville est distante de 26 kilomètres de Lure et de Luxeuil-les-Bains, de 43 kilomètres de Besançon, de 115 kilomètres de Nancy et de 314 kilomètres de la capitale Paris. Il est aussi à noter que Vesoul se trouve quasiment au milieu d'un segment Dijon-Mulhouse ; ces deux communes étant distantes de 90 kilomètres de Vesoul en distances orthodromiques[3]. Ses coordonnées géographiques sont 47°61'97 de latitude Nord et 06°15'42 de longitude Est.

La commune de Vesoul fait partie du pôle métropolitain Centre Franche-Comté, entité constituée des plus grandes unités urbaines de la partie centrale de la Franche-Comté[4]. Comprise dans l'Espace urbain Est, la préfecture est également localisée au cœur du pays de Vesoul et du Val de Saône, structure géographique composée de paysages variés dont essentiellement des zones urbanisées, boisées et vallonnées[M 1]. Neuf communes de l'agglomération sont limitrophes de Vesoul.

Vesoul est traversée par quatre cours d'eau : les rivières Durgeon, Colombine et Vaugine et le ruisseau de la Méline. Ils sont des affluents et sous-affluents de la Saône, la quatrième rivière la plus grande de France, longue de 473 kilomètres[5] et qui coule à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Vesoul[6].

Le Durgeon, affluent de la Saône, traverse le centre-ville d'est en ouest, depuis le nord de la commune, et représente la frontière entre Vesoul et Noidans-lès-Vesoul[7]. La Colombine, affluent du Durgeon, se jette dans ce dernier peu avant le canal du centre-ville. Une partie de cette rivière est détournée avant le confluent dans un canal de dérivation qui suit le tracé de la voie ferrée et le confluent de ce canal avec le Durgeon grossi de la Colombine "vive" s'effectue à l'extrême sud-ouest du territoire vésulien, après la gare, dans une zone urbanisée[8],[9]. La Vaugine, également affluent du Durgeon, traverse uniquement une petite zone au nord de la ville[10]. La Méline, affluent de la Colombine, passe dans la partie extrême sud-ouest du territoire vésulien pour rejoindre la Colombine[11]. Certaines années, le Durgeon peut être soumis à des crues, qui causent par la suite des inondations. Les plus importantes crues recensées sont celles d'octobre 1999 et de [12].

Par ailleurs, un lac de plus de 90 hectares est situé dans l'agglomération ouest de Vesoul[A 1]. Il est également à noter la présence de deux sites naturels importants liés au réseau hydraulique de l'agglomération : la Font de Champdamoy et le Frais-Puits, qui forment l'un des plus grands réseaux d'eau immergés d'Europe.

La ville est placée sur une zone appelée « Plateaux jurassiques de Vesoul », localisée au sud de la dépression sous-vosgienne et au nord des faisceaux des Avant-Monts et des collines préjurassiennes[Note 1],[Note 2]. La commune de Vesoul est majoritairement élevée sur des formations du Toarcien de la période du Lias (dont le gisement de schiste bitumineux de Haute-Saône[13]), cependant le plus ancien étage géologique du sous-sol vésulien est le Domérien, partie supérieure de l'étage du Pliensbachien (il y a environ 190 millions d'années). L'agglomération vésulienne est traversée par plusieurs failles[14].

La colline de la Motte, qui occupe toute la partie centrale de la ville, est constituée de différentes roches sédimentaires qui sont délimités par les quartiers des Haberges à l'ouest, du Grand Grésil à l'est, du Montmarin au nord et du centre-ville au sud. La première couche est composée de calcaires marneux du Domérien, la deuxième est caractérisée par des schistes bitumineux du Toarcien inférieur, la troisième est constituée de marnes micacées et bleues du Toarcien moyen et supérieur et la dernière couche, située uniquement sur le sommet de la colline de la Motte, est formée de calcaires et de marnes sableuses du Toarcien supérieur et de l'Aalénien. Des schistes bitumineux sont également présents au quartier des Rêpes. Les quartiers sud de Vesoul et, en partie, les quartiers Est, arrosés par le Durgeon et la Colombine, sont composés d'alluvions fluviatiles de l'Holocène. Toute la zone nord/nord-ouest/nord-est du territoire communal est caractérisée par des limons du Cénozoïque[14].

Le territoire vésulien, s'étendant sur 907 hectares[15], est situé sur un site géographique naturel relativement particulier : la commune est dominée sur plus de 150 mètres par la Motte, une colline de calcaire de forme conique située au centre de la ville, dont le sommet est à 375 mètres d'altitude, point culminant de Vesoul[16],[A 2]. En effet, c'est sur cette colline que la cité s'est d'abord établie. Par la suite, Vesoul s'est étendu en contrebas, au sud de la Motte, puis tout autour, dans les vallées du Durgeon et de la Colombine[16], dans un demi-creux topographique d'une altitude moyenne d'environ 220 mètres à 230 mètres ; l'altitude minimale de la commune est de 213 mètres[15]. Les secteurs sud et est de l'agglomération sont composées de collines tandis que les zones nord et ouest sont constituées de plaines[17],[6].

La ville de Vesoul est entourée par plusieurs collines, présentant ainsi une hétérogénéité topographique : le plateau de Cita au sud (372 mètres d'altitude)[18], le camp de César au sud-ouest, (386 mètres d'altitude)[P 1] et le plateau du sabot de Frotey à l'est (342 mètres d'altitude)[P 2], trois sites occupés dès la Préhistoire.

Le site topographique de la commune a représenté une situation adaptée pour la fondation et le développement de la cité notamment sur le plan militaire et économique.

Chaque saison, la ville est soumise à différents risques naturels, dû à sa situation géographique. Le risque des mouvements de terrains existe dans l'agglomération vésulienne. Les principaux types sont l'affaissement et les effondrements liés aux nombreuses cavités souterraines de l'agglomération vésulienne, les glissements de terrain (notamment sur les pentes de la Motte) et les tassements différentiels. Il est à noter qu'une partie importante du territoire de Vesoul présente des risques de retrait-gonflement des argiles[19].

La commune a connu une douzaine d'inondations et de coulées de boue entre 1982 et 2015, déclarées comme étant des « catastrophes naturelles ». Certaines années, le Durgeon peut être soumis à des crues, qui causent par la suite des inondations ; le plus ancien témoignage de crue du Durgeon à Vesoul date de 1558. D'importantes crues du Durgeon ont survenu à Vesoul en 1930 et 1953. Parmi les plus récentes, on peut mentionner celles d' et de [12].

Vesoul, comme pour d'autres villes de l'Est de la France, peut être touchée par des risques météorologiques importants qui peuvent avoir lieu sur plusieurs jours comme des vents violents (120 km/h), des précipitations continues (60 mm), des chutes de neige (150 mm) ou encore des orages et des pluies verglaçantes[19].

En ce qui concerne la sismicité, la ville de Vesoul se trouve en zone de sismicité modérée, ce qui signifie que le risque de séisme n'est pas négligeable[20].

Le climat à Vesoul est de type semi-continental.

La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1898 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[21]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.


Du fait de sa situation géographique, la ville de Vesoul est reliée, par des systèmes de transport et des voies de communication, à des grandes villes, de l'Est de la France mais aussi à celles des pays limitrophes.

Historiquement, le site de Vesoul était à la confluence de plusieurs voies romaines secondaires, sous l'Antiquité. Durant longtemps, les voies reliant Vesoul étaient de simples chemins et routes rudimentaires, utilisées par les diligences et autres véhicules tirés par des animaux. Par la suite, de véritables voies de transports furent créées : Vesoul est raccordé dès le début du XIXe siècle par les deux routes impériales 22 et 76 (aujourd'hui reconverties en nationales) puis par des lignes ferroviaires dont entre autres les lignes Besançon-Viotte à Vesoul et Vaivre à Gray, aujourd'hui désaffectées. Puis, au XXe siècle, ont vu le jour à Vesoul un centre de pilotage (1935) et les chemins de fer vicinaux de la Haute-Saône (1910 à 1938), ancien réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique et traction vapeur[23]. La gare des chemins de fer vicinaux de Vesoul en était le siège et gérait plusieurs centaines de kilomètres de lignes[24].

Aujourd'hui, les transports routiers constituent le principal moyen de transport dans la commune (plus de 280 voies de circulation dont environ 200 rues). Vesoul est situé à la croisée de deux grands axes routiers qui sont reliés par un échangeur routier : les routes nationales N 57, axe nord-est/sud raccordant Metz à la Suisse et N 19, axe nord-ouest/est reliant Paris à Belfort[A 3]. L'agglomération n'est actuellement pas desservie par l'autoroute, cependant, un projet d'autoroute démarra: la construction de l'A319 afin de relier Langres à Vesoul[Note 4]. L'autoroute la plus proche est l'A36, située approximativement à 45 kilomètres au sud de Vesoul. La ville est contournée à l'ouest par une rocade en voie rapide ainsi que par des boulevards au sud et à l'est.

Le trafic routier est relativement dense au centre-ville puisqu'environ 5 000 véhicules par jour y circulent dans ses principales rues. Il est à noter que la N 19 est fréquentée chaque jour par plus de 25 000 véhicules, dont 3 500 poids lourds, au niveau des quartiers du Montmarin et du Grand Grésil[25]. La circulation routière est contrôlée dans l'agglomération par plusieurs dispositifs de radars automatiques. Plus de 3 000 places de stationnement sur parking sont présentes au centre-ville de Vesoul. Jusqu'à , Vesoul était l'une des seules préfectures à ne pas être pourvue de parking payant, politique encouragée par l'ancien maire Alain Joyandet[26]. Toutefois, les stationnements payants se sont fortement généralisés dans la ville au cours des années 2010[27].

Les transports ferroviaires représentent une alternative facile pour aller depuis ou vers Vesoul. La gare SNCF de Vesoul, mise en service le [28], est située sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville et est desservie par des trains TER Bourgogne-Franche-Comté[29]. La gare de Franche-Comté TGV est localisée à environ 40 kilomètres au sud de Vesoul, sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône.

En matière de transport aérien, la ville dispose de l'aérodrome de Vesoul - Frotey, accessible aux avions de tourisme et d’affaires. Rénové en 1989, il possède des équipements de qualité dont une piste goudronnée de 1 440 mètres et des locaux spacieux[30]. L'aéroport international le plus proche de Vesoul est celui de Dijon, situé à 109 kilomètres. L'EuroAirport, quant à lui, est localisé à 121 kilomètres de la préfecture haut-saônoise[31].

Pour les déplacements en bus, le réseau d'autobus « VBus », mis en place dans les années 1990 est utilisé, annuellement en moyenne, plus d'un million de fois et totalise chaque année près de 500 000 kilomètres parcourus dans l'agglomération[32]. Plus de 130 arrêts de bus et poteaux d'arrêt du réseau VBus sont répartis sur 10 lignes régulières et 8 lignes directes dans Vesoul et sa banlieue. Au niveau supracommunal, la ville est desservie par le réseau de bus régional Mobigo, né de la fusion en 2018 des Lignes saônoises et de Livéo entre autres, qui assure la liaison avec d'autres communes haut-saônoises ainsi qu'avec Besançon[33]. La majorité des réseaux de bus desservant Vesoul transite par le pôle d'échanges multimodal, infrastructure moderne inaugurée le à proximité de la gare, où les bus réalisent à peu près 250 escales chaque jour.

L'agglomération de Vesoul compte près de 50 kilomètres d'aménagement cyclable, répartis en cinq grands axes qui permettent aux cyclistes de se déplacer dans les axes nord-sud et est-ouest[A 4]. Deux voies vertes, balisées avec des indicateurs kilométriques, franchissent l'agglomération de Vesoul : le Chemin vert (21 kilomètres)[34] et la Trace du Courlis (8 kilomètres)[35], qui sont reliées par les pistes et bandes cyclables de l'agglomération.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (73,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (64,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (49,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21 %), prairies (16 %), zones agricoles hétérogènes (6,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3 %), forêts (2,8 %), terres arables (0,5 %)[36].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[37].

La ville est composée de différents quartiers. On compte notamment un quartier résidentiel ancien, des quartiers pavillonnaires, des zones commerciales et industrielles et des quartiers périphériques constitués et grands ensembles et de logements individuels.


La ville s'est construite au cours de quatre principales phases de développement[38].

Vesoul s'est tout d'abord établi et développé durant le Moyen Âge, sur la colline de la Motte. La cité n'est alors qu'un château fort portant le nom de Castrum Vesulium et son enceinte occupe une bonne partie de la butte. Dès le XIe siècle, des habitations se construisent petit à petit à l'extérieur de l'enceinte du château et c'est en 1255 que Vesoul est pour la première fois qualifié de « bourg »[V 1]. Le quartier historique, d'une superficie d'un peu moins de 10 hectares et dont les plus anciennes demeures datent du XIVe siècle, est majoritairement tracé en plan milésien et est constitué de rues étroites, d'impasses et de passages[E 1]. Au début du XVIIe siècle, plusieurs bâtiments importants sont édifiés à l'extérieur de la cité, c'est ainsi que trois faubourgs naissent et se développent tout autour du centre ancien jusqu'au XIXe siècle : le faubourg Saint-Martin à l'ouest, le faubourg Haut à l'est et le faubourg Bas au sud[L 1],[38].

Du XVIIIe siècle aux années 1850 correspond à la deuxième phase d'urbanisation : des immeubles sont édifiés à la périphérie du Vieux-Vesoul. Les rues aménagées étaient plus larges et des places spacieuses voient le jour. À cette époque, le territoire communal était limité au sud par le Durgeon[38].

Entre 1860 et 1939, le territoire de la commune est agrandi notamment en 1861 et en 1876 en annexant des terrains de la commune de Navenne. La ville double ainsi sa surface bâtie en construisant de nouveaux quartiers tout autour de l'hôpital Paul-Morel, de la gare, ainsi que dans le quartier du Boulevard, qui est composé principalement de constructions datant de la fin du XIXe siècle aux années 1930[38].

La dernière époque d'urbanisation de Vesoul débute à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, l'essor démographique est important, de nouvelles zones s'urbanisent : de larges boulevards et une rocade viennent cerner la ville et des quartiers sortent de terres autour de la colline de la Motte. Principalement dans les années 1960 et 1970, des quartiers majoritairement composés de grands ensembles et de lotissements, sont construits tels que Les Rêpes (1957 à 1961), Montmarin (1967 à 1973)[39], Grand Grésil (années 1970). Par la suite, plusieurs zones d'activités sont aménagées à la périphérie de la ville : Espace de la Motte (milieu des années 1970), Technologia (fin des années 1990), Les Haberges (début des années 2000)[A 5],[A 6],[38].

Vesoul est aujourd'hui la ville-centre d'une agglomération urbaine composée de 8 communes[M 2] et d'une aire urbaine comprenant 111 communes[M 3]. L'aire d'attraction de Vesoul quant à elle comprend 158 communes[M 4].

Le centre-ville est traversé selon un axe nord-sud par la rue Paul-Morel, qui représente la voie principale du quartier. Anciennement appelée rue Carnot, la rue Paul-Morel est prolongée au nord par la rue d'Alsace-Lorraine, et au sud par la rue du commandant Girardot et par le boulevard du général de Gaulle, représentant un tracé continu et quasi rectiligne de plus d'un kilomètre. Non loin de cet axe, on retrouve dans le centre ancien quelques exemples de rues particulièrement étroites et pittoresques, caractéristiques des centres historiques, comme la rue de Mailly et la rue du Châtelet. La majorité des rues du centre-ville furent aménagées avant le XVIIIe siècle telles que la rue Saint-Georges et la rue des Boucheries. D'autres rues anciennes peuvent faire l'objet d'une mention comme la rue Baron-Bouvier, la rue Georges-Genoux et la rue Gevrey[L 1]. La rue du Breuil, quant à elle, est la seule rue piétonne du centre-ville.

De vastes places complètent le réseau urbain de la ville. L'une des plus importantes et centrales est la place de la République, qui portait auparavant le nom de place Neuve et qui était initialement un jardin clos, puis aménagé en place en 1818. À proximité de la place de la République, se trouvent la place Pierre-Rénet, au sud, et la place des Allées, à l'est, les deux plus vastes places du centre-ville, s'étendant sur plus d'un hectare chacune. La place du 11e Chasseurs, située au centre de l'ancien complexe militaire du 11e Régiment de Chasseurs à Cheval, abrite un monument dédié à la résistance haut-saônoise[40]. Parmi les autres places anciennes, aménagés avant le XIXe siècle, on peut citer la place de l'Église, la place du Grand-Puits et la place du Palais[L 2]. Elles sont généralement accompagnées de fontaines, de statues ou d'autres éléments ornementaux.

Du fait qu'elle soit traversée par plusieurs cours d'eau, Vesoul compte quelques ponts et passerelles répartis dans toute la ville. Le plus historique est le pont de Pontarcher, vestige de l'ancienne route royale datant de 1730[E 2]. On peut également mentionner le pont du Durgeon, appelé autrefois pont de l'hôpital ou encore la passerelle Meillier, installée en 1891.

Rue du Chatelet

Rue du Palais

Rue Saint-Georges

Pont de Pontarcher

Rue Baron-Bouvier

Hétérogène au cours du Moyen Âge, l'architecture vésulienne commence à se développer de façon uniforme à partir du XVIe siècle. La majorité des édifices du centre-ancien ont été construits en pierre calcaire de couleur beige et bleue-grise, typique de la région, provenant de carrières situées dans la région de Vesoul. Cette pierre calcaire a été généralisée au XVIe siècle afin de rendre les bâtiments plus résistants aux pillages et incendies que subissait la cité à cette époque. Sur un porche de la ville a d'ailleurs été gravée la devise latine : « Moderata durant », qui signifie « ce qui est modéré dure »[A 7].

Certains bâtiments du Vieux-Vesoul sont également dotés de divers éléments d'architecture assez caractéristiques de la région tels que les tuiles vernissées ou encore les grilles d'entrée et de fenêtre en fer forgé. Les arcades comme sur la maison Barberousse, ainsi que de passages, appelés « treiges », qui permettent de passer d'une rue à une autre sont aussi présents dans l'architecture du centre ancien[E 3]. Au XVIIe siècle, afin d'acquérir plus de lumière à l'intérieur des habitats, des grandes baies vinrent remplacer les fenêtres à meneaux.

Durant la Belle Époque, de nouveaux styles architecturaux font leurs apparition à proximité du centre-ville tels que l'art moderne, l'art nouveau et l'Art déco. La commune en compte plusieurs comme l'hôtel de la Caisse d'épargne, situé place Pierre-Rénet[E 4].

Le nombre total de logements dans la commune en 2009 était de 9 206 dont 8 353 résidences principales (soit 90,7 %), 178 résidences secondaires et logements occasionnels (soit 1,9 %) et 676 logements vacants (soit 7,3 %)[D 1]. La ville comptait 2 029 maisons et 7 062 appartements en 2009, alors qu'elle totalisait 2 053 maisons et 6 247 appartements en 1999[D 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était en 2009, de 31,6 %, en légère augmentation par rapport à 1999 (30,7 %)[D 2]. La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 30,4 % en 1999 et de 31,7 % en 2009[D 3]. Sur les 8 353 ménages habitant la commune en 2009, 1 635 ménages vivent à Vesoul depuis moins de deux ans, 2 126 ménages depuis deux à quatre ans, 1 406 ménages depuis cinq à neuf ans, et 3 185 ménages depuis plus de dix ans[D 4].

Concernant le nombre de pièces des résidences principales, 623 en ont une soit 7,5 %, 1 631 en comptent deux ce qui représente 19,5 %, 2 192 en abritent trois soit 26,2 %, 2 079 en totalisent quatre soit une part de 24,9 % et 1 827 en comptent au moins cinq, soit un taux 21,9 %[D 5].

De multiples projets d'urbanisme et d'aménagement ont été lancés par la ville de Vesoul. L'un des principaux est la réhabilitation et le réaménagement du site de l'ancien hôpital Paul-Morel, bâtiment désormais désaffecté. En , le conseil municipal de Vesoul décide d'y créer une zone d'aménagement concerté ; elle est baptisée zone Paul-Morel. La reconversion de ce site se traduira par la création de plus de 150 logements et des emplois tertiaires pour un total d'environ 37 000 mètres2 de surface construite, tout en favorisant la protection de l'environnement. Depuis le début du projet en 2009, l'aménagement de la nouvelle zone Paul Morel a vu s'ériger plusieurs bâtiments, et l'étape finale est la reconversion de l'hôpital en lui-même.

Parmi les grands projets, on trouve la rénovation du quartier du Montmarin. La ville de Vesoul s'est inscrite au plan national de rénovation urbaine. Proposé par la ville en , ce projet mènera à la reconstruction et à la réhabilitation de plusieurs centaines de logements dans le quartier. Avec un coût du projet estimé à 10 200 000 , la rénovation du Montmarin fait partie des projets ambitieux lancés par la ville[41].

En centre-ville, la rénovation des îlots Durgeon (face à l'Hôtel de Ville) et Lesigne (vers la place de la République) font entre autres partie du plan local d'urbanisme approuvé par le conseil municipal en 2013. La rénovation d'entreprises privées contribue aussi à rendre la ville plus agréable pour ses administrés.

Formes anciennes attestées de Vesoul[42] :

Une première mention écrite de la ville la désigne par le terme de Castrum Vesulium en 899. Au cours des siècles, le nom de la cité est mentionné sous diverses formes latinisées dont Vesullum et Visulium, la forme romane Vesoul est attestée dès 1242[42].

Ce toponyme est peut-être basé sur une racine hypothétique indo-européenne (pré-celtique) *ves « montagne »[43], « élévation », suivi du suffixe -ulum et que l'on retrouve dans le nom du Mont Viso désigné Vesulus[43]. Cette élévation désignée correspond à la Motte, colline où s'est établie et développée la ville[E 5].

Certaines traces et empreintes confirment que Vesoul et son agglomération ont été occupés durant la Préhistoire. Des objets laissés par les populations certifient que des hommes ont fabriqué et utilisé des outils dans la région vésulienne, pendant les différents âges préhistoriques.

Des objets préhistoriques, principalement des outils, ont été retrouvés sur les différents flancs de la colline de la Motte. Aussi, autour de Vesoul, des objets ont été découverts au camp de César et au plateau de Cita, deux sites situés au sud de la ville qui ont fourni de nombreux restes d'armes de pierres préhistoriques. Le dolmen de la Pierre-qui-Vire, un mégalithe situé à 2 kilomètres à l'est de Vesoul, est daté entre 3 500 et 3 300 av. J.-C.[F 1].

Les nombreuses cavités naturelles de l'agglomération de Vesoul ont aussi permis de découvrir des outils et des ossements d'animaux exploités par l'homme. Dans la grotte de la Baume, localisée au sud de la ville, un outillage lithique moustérien a été trouvé démontrant ainsi une occupation continue de tous les niveaux du Würm ancien. Dans la galerie sud de la cavité naturelle, une occupation de l'âge du bronze final III a également été démontrée[44]. Enfin, un ensemble d'os de mammouths a été découvert en 1989 à la font de Champdamoy, à l'est de Vesoul[45].

Le site de Vesoul est peu documenté pour la période antique. Certains historiens et archéologues attestent cependant d'une histoire durant cette période. En effet, ils ont découvert sur la Motte, des dizaines d'objets datant de cette période, dont des armes, des monnaies et des médailles à l'effigie des premiers empereurs romains.

À l'époque, le territoire comprenant l'actuelle ville de Vesoul dépend du peuple gaulois des Séquanes, il s'étendait sur un secteur compris entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges[46].

Après la conquête romaine de la Séquanie, la région se développe et l'archéologie révèle l'existence de six voies romaines qui passaient sur le site de l'actuelle commune de Vesoul[V 2]. Durant l'époque gallo-romaine, le territoire de Vesoul appartenait au pagus Colerensis, qui avait pour chef-lieu Corre et qui s'étendait de la Vôge jusqu'aux portes de Besançon[L 3],[F 2].

À la fin de la domination romaine, au Ve siècle, le chef-lieu du pagus est transféré dans la cité gallo-romaine de Port-Abucin, actuellement la ville de Port-sur-Saône, et se renomma alors pagus Portuensis, puis prit le nom, plus tard, de comté de Port, circonscription carolingienne dont le territoire correspondait approximativement à l'actuel département de la Haute-Saône[F 3]. Les invasions barbares causèrent de nombreux troubles dans la région et les Burgondes prennent alors le contrôle de la Séquanie au Ve siècle.

Vesoul est probablement né entre le VIe siècle et le IXe siècle ; la date de fondation de la cité est inconnue. À cette époque, le territoire de l'actuelle ville de Vesoul, situé alors dans le comté de Port, dépend du royaume de Bourgogne (534-843). Puis, à la suite des redécoupages territoriaux de l'Empire carolingien, Vesoul est successivement partagé entre différents royaumes : la Francie médiane (843-855), la Lotharingie (855-870), la Francie orientale (870-888), puis le royaume de Haute-Bourgogne (888-937).

La plus ancienne mention de Vesoul dans un document historique date de 899[F 4]. À cette époque, c'est un lieu fortifié nommé Castrum Vesulium (« château de Vesoul » en latin médiéval), établi sur la Motte[F 3], construit par les comtes de Portois. En effet, les comtes ont délaissé la capitale du comté, Port-Abucin (Port-sur-Saône), qui avait été détruite par les Vandales en 411, puis par les vikings et les Hongrois au Moyen Âge, afin de trouver refuge sur un site plus difficilement accessible : une butte-témoin de forme conique dont le sommet culmine à 150 mètres au-dessus des plaines, située à environ 10 kilomètres au sud-est de la cité de Port-Abucin[V 3]. Cette colline, appelée par la suite « la Motte » donna naissance à Vesoul qui est donc devenu la capitale (résidence des comtes), puis par la suite l'une des principales cités du comté de Port, qui prendra donc également le nom de comté de Vesoul. En 982, ce comté devenu avec la fusion de trois autres comtés, le comté de Bourgogne. En 988, le château connait son premier siège, mené par le duc Henri Ier de Bourgogne et le comte Lambert de Chalon[F 5].

Certainement reconnue comme une place importante et stratégique, Vesoul fut érigé en capitale de vicomté au début du XIe siècle par le comte palatin Otte-Guillaume[F 6] ; cette circonscription féodale administrative, qui remplaça le comté de Port, avait un domaine qui comprenait 28 villages autour de Vesoul. Le premier vicomte de Vesoul est mentionné dans une charte datée de 1019 : il s'agit de Gislebert Ier, seigneur de Faucogney[F 7]. À la mort de Rodolphe III, en 1032, Henri II du Saint-Empire hérite de ses biens bourguignons et c'est ainsi que, Vesoul, comme tout le comté de Bourgogne, est rattaché au Saint-Empire romain germanique. En 1092, le vicomte de Vesoul Gislebert II fonde le prieuré du Marteroy, monastère qui deviendra, quelques siècles plus tard, l'un des plus considérables du comté de Bourgogne notamment grâce aux multiples donations de bourgeois[L 4]. En 1183, la comtesse Béatrix reconnut, par acte, tenir le château de Vesoul comme fief de l'Église de Besançon[F 8].

Au XIIIe siècle, la cité de Vesoul, qui comptait 887 habitants en 1240[U 1], dépendait, avec d'autres villages environnants, de la paroisse de l'église Saint-Martin-de-Pont, édifice qui était située dans l'actuelle partie nord d'Échenoz-la-Méline. Fondé au VIe siècle, ce lieu était l'un des sanctuaires les plus importants de la région[V 4]. Par la suite, la ville de Vesoul fut autorisée à posséder sa propre paroisse, c'est alors qu'elle en érigea une en 1247, qui engloba les hameaux situés autour de la Motte. À la fin du XIIIe siècle, la famille noble qui fut subvenue au prévôt prit le nom de famille de Vesoul.

Au XIVe siècle, la cité vésulienne apparaît comme une place commerciale de premier ordre, fréquentée par de nombreux commerçants juifs arrivés dès 1306 et notamment les Héliot de Vesoul, riche famille de banquiers qui a des clients en France et dans de nombreux autres territoires en Europe[V 5],[F 9]. En 1333, le bailliage d'Amont, le plus vaste des bailliages de Franche-Comté, est institué par Philippe VI ; Vesoul en devient la capitale, confirmant ainsi son statut de ville à vocation administrative[47],[F 10]. La vicomté de Vesoul disparaîtra au XIVe siècle, étant donné que la maison de Faucogney n'eut pas de descendant mâle[F 11] ; le dernier vicomte de Vesoul était Henry de Faucogney, en 1347[F 12].

En 1348, la peste noire se répandit sur l'ensemble du comté et l'épidémie tua de nombreuses personnes à Vesoul. Les Juifs de la ville sont alors accusés d'avoir empoisonné des puits de la ville ; quatre-vingts d'entre eux furent par la suite torturés et tués[F 12]. Le siège de 1360 mené par des Écorcheurs, décima la quasi-totalité de la population et en 1370, une troupe d'Allemands détruisit la cité : en l'espace d'une dizaine d'années, le bourg subit de lourds dégâts et perdit une bonne partie de sa population mais le château Castrum Vesulium est toujours debout. À la suite de ces événements, les ducs de Bourgogne aidèrent à la reconstruction de la cité et à l'élaboration de fortifications militaires[F 13],[L 5].

Le prince Philippe le Bon créé à Vesoul, en 1430, un corps d'échevinage (forme de municipalité) composé de quatre échevins[F 14] et en 1442, Jean Sardon, lieutenant général du bailliage d'Amont, fonde quant à lui sur ses terrains le premier hôpital de Vesoul[L 6],[F 15]. Le Castrum Vesulium est [[Siège de Vesoul (1477)|assiégé le ]], puis une nouvelle fois en avril 1479 ; le château est notamment incendié par les troupes de Louis XI[F 16].

À la Renaissance, la Franche-Comté est toujours sous possessions de l'Empire germanique des Habsbourg d'Espagne. En 1525, l'archiduchesse d'Autriche ordonne à son procureur de mettre Vesoul sous les armes pour repousser l'apparition du protestantisme à Vesoul. Par lettres patentes du , l'empereur Charles Quint érigea la ville de Vesoul en mairie et la fit bénéficier de tous les rangs de la justice[L 7].

En 1552, l'humaniste comtois Gilbert Cousin, dresse un éloge de Vesoul dans sa Description de la Franche-Comté : « Vesoul possède des murailles très puissantes et des maisons magnifiques. Son sol est vitifère, propre à la vigne, et fécond en hommes remarquables, par l'austérité de leurs mœurs et par leur amour pour les lettres et par leurs talents »[48]. Alors qu'elle compte une population d'environ 1 700 habitants, la cité se voit échapper à un siège en 1557 mené par des troupes germaniques, à la suite de l'inondation du gouffre naturel du Frais-Puitsen 1557[U 1]. Vesoul se voit par la suite être ravagée par la peste de 1586 à 1589[L 8].

Bien qu'entièrement francophone, la Franche-Comté appartient à l'Espagne. Henri IV de France y déclare la guerre, en date du , afin de rattacher cette partie francophone au royaume de France. En février, il attaque plusieurs cités franc-comtoises. Certaines parviennent à résister mais Vesoul est assiégé et considérablement dévasté par une armée de 5 000 à 6 000 hommes : le château Castrum Vesulium, qui surplombait la cité depuis plusieurs siècles, est totalement détruit[L 8],[49].

À la suite d'un pacte de neutralité conclu entre la province de Franche-Comté et le royaume de France en 1611, un temps de paix s'installe dans la ville. Toutefois, les épidémies et les sièges ayant dévasté Vesoul à la fin du XVIe siècle se sont révélés tragiques pour la ville au point que dans un mémoire de 1613, la cité est qualifiée de « petite bourgade dénuée de forteresse »[L 8] et recense, en 1614, 1 948 habitants[U 1]. Parallèlement, plusieurs communautés religieuses s'installent à Vesoul à cette époque : les Capucins (1608), les Jésuites(1610), les Annonciades (1613) et les Ursulines (1615)[47]. De 1634 à 1644, se déroule la guerre de Dix Ans, épisode comtois de la guerre de Trente Ans, qui oppose la France aux Habsbourg d'Espagne. Cet événement provoqua dans la cité, la peste, la famine mais surtout une grande misère. En 1657, un recensement fait état de 1 062 habitants dans la ville de Vesoul[50]. Très affaiblie, [[Siège de Vesoul (1674)|la ville est conquise le ]][V 6], par le duc de Navailles, général de Louis XIV[L 9]. Le traité de Nimègue, signé le , rattache la ville de Vesoul de même que toute la Franche-Comté, au royaume de France. L'incorporation de la Franche-Comté à la France sous le pouvoir de Louis XIV a permis de mettre fin à de nombreuses guerres et pillages ; Vesoul connu au total douze sièges dans son histoire, les deux derniers furent les deux phases de la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV (1668 et 1674).

Après l'annexion, la cité garda tout de même son administration municipale et son statut de capitale du bailliage d'Amont[L 9]. À la fin du XVIIe siècle, alors que la population de la ville s'élève à peu près à 2 100 habitants en 1688[U 1], Louis XIV dota la ville d'une maîtrise particulière des eaux et des forêts (1692), d'un présidial (1696)[L 9] et d'un tribunal de police (1699)[V 7].

Le siècle des Lumières offre une ère de prospérité à la ville ainsi qu'à tout le département, tant sur le plan démographique qu'économique. Avec une population doublée en l'espace d'une soixantaine d'années (de 2 340 habitants en 1716, à 4 870 habitants en 1784)[U 1], Vesoul connait l'une des plus importantes croissances de son histoire. Au cours du XVIIIe siècle, la ville suscitera l'attention de quelques médecins et auteurs grâce à la découverte des eaux minérales des Rêpes, situées proche de l'actuel quartier des Rêpes[L 10]. L'édification, pendant ce siècle, d'hôtels particuliers et de bâtiments publics dans la cité attestent d'une certaine prospérité. La construction du palais de justice (1765-1771) et la venue de magistrats et avocats réputés permit à Vesoul de se forger une importante renommée en matière judiciaire. Au XVIIIe siècle, Vesoul est avant tout un centre agricole qui associe le commerce des grains, des bois et des animaux, notamment par le biais de marchés et foires[E 6].

Sous la Révolution, les bailliages de Franche-Comté sont supprimés (1790), la ville perd donc son titre de capitale du bailliage d'Amont qu'elle avait acquis au cours du XVe siècle. En 1791, la ville devient brièvement siège du diocèse de Vesoul, circonscription ecclésiastique qui sera finalement supprimée dix années plus tard. Vesoul se caractérise à cette époque comme un bourg de taille modeste avec une population de 5 303 habitants recensés en 1793[15].

Au début du XIXe siècle, la principale activité de la commune est la viticulture ; Vesoul est pourvu d'une centaine d'hectares de vignes et est l'un des plus importants centres viticoles de la région[51]. Le , la ville de Vesoul devient préfecture de la Haute-Saône, notamment grâce à sa position géographique centrale dans le département[U 2].

À la chute de l'Empire français, Vesoul fut brièvement capitale de l'État de Franche-Comté, un état tampon qui exista du 27 janvier au . Situé entre la France et l'Allemagne, il était composé de l'ancienne province de Franche-Comté, du département des Vosges et des principautés de Montbéliard et de Porrentruy[U 3]. Vesoul se verra ensuite bénéficier du statut de « Bonne ville » en 1817[52]. Durant la colonisation de l'Algérie par la France, en 1853, quelques pieds-noirs de Vesoul et de sa région fondent le village de Vesoul-Bénian, située au nord de l'Algérie. En 1857, la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte, monument emblématique de la ville, est érigée au sommet de la Motte et en 1858, la gare de Vesoul est inaugurée sur la ligne de chemin de fer Paris-Bâle, plaçant ainsi la ville au sein d'une importante ligne ferroviaire[L 11].

Pendant la Troisième République (1870-1940), Vesoul voit sa population accroître considérablement (augmentation d'environ 50 %, en passant de 7 716 habitants en 1872 à 11 926 en 1936)[15]. Siège du consistoire israélite de l'Est de 1872 à 1896, Vesoul voit sa population augmenter de 1 500 habitants en seulement quatre ans en accueillant notamment de nombreux Juifs alsaciens fuyant l'annexion de l'Alsace-Lorraine. Vers 1880-1890, les vignes de la ville sont anéanties par le phylloxéra ; les vignerons se dirigèrent alors vers les nouvelles industries et les cultures maraîchères[51]. Le , le 11e régiment de chasseurs à cheval est cantonné dans la caserne du Luxembourg et y restera près d'une cinquantaine d'années et marqua la ville tant économiquement que démographiquement[53]. Au cours de la Première Guerre mondiale, la ville de Vesoul contribua aux opérations militaires mais ne fut pas attaquée.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Wehrmacht prend Vesoul le . La ville, ainsi qu'une considérable partie de la Franche-Comté, se retrouve en zone interdite, cependant la ligne de démarcation n'est localisée qu'à 75 kilomètres au sud de Vesoul[54]. Pendant les premières années de la guerre, la résistance à Vesoul s'organise individuellement ; en 1943, elle commença à se former autour d'Yves Barbier, qui sera rapidement considéré comme le chef de la résistance en Haute-Saône[55]. Vesoul est notamment connue durant la guerre pour être le siège du Frontstalag 141, le camp de prisonniers de l'Armée allemande pour les indigènes coloniaux de l'armée française, installé dans la caserne du 11e chasseur à cheval. Pouvant totaliser jusqu'à 5 000 prisonniers à la fois, c'est le seul camp de l'Est de la France à être actif de 1940 à 1944[56]. La ville de Vesoul est libérée le par la 3e division d'infanterie US[57].

Après la guerre, la ville de Vesoul, comme la France entière, connait une prompte croissance ; l'essor démographique de la commune est particulièrement important. En effet, la ville passe de 11 825 habitants en 1946, à 18 173 habitants en 1975, soit une augmentation de plus de 50 %, en l'espace d'une trentaine d'années[15]. En 1955, la société Udime (Union Des Industries Métallurgique de l'Est), filiale de Peugeot, investi dans les bâtisses de l'ancienne usine Dollé, une des plus grandes manufactures françaises de machines agricoles, active de 1908 à 1953. À la suite de ces investissements, de nombreuses autres sociétés s'installèrent et construisirent leurs ateliers sur le site de l'ancienne usine Dollé comme Indenor en 1959, puis Peugeot SA en 1965. Depuis les années 1960, plus de 250 000 m2 d'ateliers ont été construits sur le site de l'usine PSA[C 1]. Le rachat de Citroën par Peugeot quelques années plus tard accentua le développement de l'usine[58].

Afin de répondre aux besoins en logements du fort développement démographique, la ville fait construire deux grands quartiers au nord de la Motte, constitués de centaines de logements et destinés à accueillir plusieurs milliers de personnes : Les Rêpes (1957 - 1961) et le Montmarin (1967 - 1973)[39]. En 1975, la ville établie, en coopération avec l'État, un contrat de « ville moyenne » qui consiste à dynamiser l'agglomération qui se développe de plus en plus en y aménageant des zones d'attractions et de loisirs. C'est ainsi que dès 1976, le lac de Vesoul - Vaivre est creusé sur plus de 90 hectares dans l'agglomération-ouest dans le but d'être le centre d'une vaste zone de loisirs[59]. Durant les trois dernières décennies du XXe siècle, des zones d'activités sont implantées à la périphérie de Vesoul tels que l'Espace de la Motte, la zone Technologia et Les Haberges[A 5].

Au début du XXIe siècle, la ville de Vesoul joue un rôle majeur dans la logistique automobile en Europe, en comptant sur son territoire le centre mondial de pièces détachées du constructeur PSA Peugeot Citroën qui totalisait plus de 5 000 salariés en 2003[C 1],[E 7], participant grandement à l'économie locale et à l'attractivité de la ville[60],[A 8].

L'actuel maire de Vesoul est Alain Chrétien (Agir)[A 9], réélu en 2020 et qui succéda à Alain Joyandet, ancien secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie en 2012.

La municipalité de Vesoul a été créée en 1540 ; avant cette date la ville était dirigée par des vicomtes du Xe siècle au XIVe siècle, puis par un corps d'échevinage fondé en 1430. Depuis 1540, plus de 150 maires se sont succédé à la mairie de Vesoul dont les hommes politiques Pierre Chantelat, Harold Fachard, Paul Morel, Alphonse Noirot, Claude-Bonaventure Vigneron, René Hologne et Antoine de Mailly.

Conformément aux dispositions relatives aux communes peuplées de 10 000 à 19 999 habitants, le conseil municipal de Vesoul est formé de trente-trois élus[61]. Le conseil municipal est divisé en plusieurs groupes dont notamment un groupe « majoritaire » et un groupe « d'opposition ». Le maire est assisté de neuf adjoints, qui disposent tous de délégations spécifiques[A 10].

La mairie de Vesoul est située au numéro 58 de la rue Paul-Morel, dans le centre-ville. La municipalité siège dans ce bâtiment depuis le . Autrefois, l'administration municipale exerçait ses activités dans l'hôtel Raillard de Granvelle de 1733 à 1768 puis dans l'hôtel de Salives de 1768 à 1938[L 12].

La ville favorise, lors des différents scrutins, la droite depuis plusieurs années. Vesoul relève de la première circonscription de la Haute-Saône, qui a majoritairement été représentée au XXe siècle, par des députés de droite à l'Assemblée nationale[62].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du , le pourcentage de vésuliens qui ont voté contre la Constitution européenne est de 56,50 %[63], alors qu'il est de 63,22 % pour la Haute-Saône[64] et 54,67 % pour la France[65]. Quant aux taux d'abstention, celui de Vesoul (29,40 %) est sensiblement le même que celui de la France entière (30,63 %).

À l'élection présidentielle de 2007, le taux de participation au premier tour atteint 83,37 % à Vesoul ; Nicolas Sarkozy (UMP) obtient 32,31 % des voix, Ségolène Royal (PS) 28,95 % et François Bayrou (UDF) 15,73 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy obtient 51,42 % des suffrages exprimés et Ségolène Royal 48,58 %[66]. Lors de l'élection présidentielle de 2012, le premier tour a vu se démarquer le socialiste François Hollande en tête avec 32,17 % suivis de Nicolas Sarkozy avec 27,69 % et de Marine Le Pen (FN) avec 16,48 %. Lors du second tour, 55,17 % des électeurs vésuliens ont voté pour François Hollande et 44,83 % pour Nicolas Sarkozy[67].

Vesoul est la préfecture du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

La ville est le siège de la communauté d'agglomération de Vesoul, qui, au , compte environ 34 000 habitants et réunit 20 communes de l'unité urbaine et de l'aire urbaine de Vesoul[M 5]. Cette intercommunalité instituée en 1969[E 4] et nommée à son origine « District urbain de Vesoul » fut transformé en 2001 en communauté de communes[68] et en 2012 en communauté d'agglomération[A 11],[69].

Sur le plan électoral, la ville de Vesoul est le chef-lieu du canton de Vesoul-1 et du canton de Vesoul-2, créés à la suite du redécoupage cantonal de 2014[70]. Autrefois, la commune était le siège d'un unique canton de 1790 à 1973 puis des cantons de Vesoul-Ouest et de Vesoul-Est de 1973 à 2014[15].

Sur le plan subdépartemental, la commune est le chef-lieu de l'arrondissement de Vesoul depuis 1801, qui totalise en 2013, 129 806 habitants[15]. Vesoul était auparavant le chef-lieu du district de Vesoul qui exista de 1790 à 1795.

En matière de groupement de structure intercommunale, la commune est à la tête du pays de Vesoul et du Val de Saône, territoire constitué de 172 communes et compte, en 1999, 69 243 habitants. L'agglomération vésulienne fait aussi partie d'un territoire de projets formé afin de favoriser l'intérêt communautaire et la coopération entre grandes unités urbaines : le pôle métropolitain Centre Franche-Comté, englobant plus de 630 000 habitants[4].

Grâce notamment à sa fonction de préfecture départementale, la ville est le principal centre de décision du département. La commune dispose de plusieurs instances, dont la majorité est réunie au palais de justice de Vesoul[71]:

Vesoul est également le siège de plusieurs organismes départementaux tels que le conseil départemental[72], les archives départementales[73], la chambre de commerce et d'industrie[74] et la chambre d'agriculture de Haute-Saône[75]. La commune est aussi le siège de plusieurs services déconcentrés de l'État dont diverses directions départementales comme celle de la sécurité publique, des territoires ou encore des finances publiques.

La commune de Vesoul gère son eau, du captage jusqu'à l'assainissement de type non collectif. Plus de 2 millions de mètres3 d'eau potable circulent, annuellement, à travers un réseau de 100 kilomètres afin de desservir environ 30 000 habitants de Vesoul et d'une fraction de l'agglomération. L'eau est recueillie à la font de Champdamoy, une des plus grandes ressources en eau captée de Franche-Comté, qui peut fournir jusqu'à 9 000 mètres3 par jour. Elle est ensuite traitée dans l'usine des eaux localisée à Quincey, où sont pratiqués annuellement 57 contrôles analysant plus de 3 000 paramètres et où sortent quotidiennement plus de 5 000 mètres3 dirigés vers des réservoirs. Après avoir été consommée, l'eau est dirigée au centre de traitement des eaux usées, située sur la commune limitrophe de Pusey[A 12],[A 13].

La gestion des déchets est assurée par la communauté d'agglomération de Vesoul, pour Vesoul et les autres communes membres[A 14]. L'agglomération vésulienne est pourvue de deux déchetteries qui sont accessibles aux habitants[A 15]. En 2009, l'intercommunalité a mis en place une filière DASRI (déchets d'activités de soins à risques infectieux)[A 16].

La ville compte environ 98 hectares d'espaces verts, 3 300 arbres, 4 500 arbustes et 80 000 plantes annuelles, qui sont régulièrement entretenus par des agents municipaux[A 17].

La commune a signé des accords de coopération décentralisée avec deux collectivités territoriales étrangères. Elle est jumelée avec une seule autre ville : Gerlingen, en Allemagne. Ce jumelage a été signé le 24 mai 1964 par Willy Eberhard, maire de Gerlingen et Pierre Rénet, maire de Vesoul, avec pour principale thématique la culture et le patrimoine. Depuis le début du partenariat, de nombreux échanges ont eu lieu entre ces deux villes. Par ailleurs, Vesoul entretient des relations dans le cadre d'actes de solidarité avec la ville de Man, en Côte d'Ivoire[A 18],[76].

La municipalité de Vesoul favorise les échanges internationaux en aidant financièrement des établissements scolaires vésuliens et les associations locales qui développent des partenariats avec des organismes étrangers

La ville de Vesoul a été récompensée par différents labels régionaux et nationaux :

Vesoul comptait en 2009, 15 920 habitants, étant ainsi la ville la plus peuplée de Haute-Saône et la septième de la région, pour une densité de population de 1 755 hab/km2. Un pic a été atteint en 1982 avec 18 412 habitants[15],[D 6]. L'unité urbaine et l'aire urbaine de Vesoul figurent parmi les zones les plus importantes de la région avec, respectivement, une population de 29 250 habitants[M 9] et de 59 244 habitants[M 10], en 2009. La communauté d'agglomération, quant à elle, est la première intercommunalité du département et la cinquième de la région avec une population de 32 362 habitants (2009)[M 5],[M 11].

La commune est composée de 7 360 hommes, soit 46,23 % de la population totale, et de 8 560 femmes, ce qui représente 53,77 % de la population vésulienne, selon le recensement mené en 2009[D 7]. Le nombre de ménages s'élevait, en 2009, à 8 352, alors qu'il était de 8 072, en 1999[D 8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[91],[Note 8]

En 2019, la commune comptait 14 914 habitants[Note 9], en diminution de 3,61 % par rapport à 2013 (Haute-Saône : −1,52 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

La ville connut, à l'instar de la Franche-Comté et du pays, quelques mouvements migratoires d'étrangers, principalement pour raisons économiques et politiques, qui correspondent à la première et à la deuxième vague d'immigration : les Juifs d'Europe de l'Est dès les années 1880 puis les Italiens et les Espagnols au cours de la première moitié du XXe siècle. Lors de la troisième vague d'immigration en France, pendant les Trente Glorieuses, l'immigration dans la ville provenait essentiellement du Portugal et du Maghreb[M 12],[M 13].

La population immigrée à Vesoul, c'est-à-dire les personnes vivant à Vesoul et qui ne sont pas nées en France, représentait selon les chiffres de l'Insee de 2007, environ 1 600 personnes, dont 1 000 étrangers et 600 français par acquisition, ce qui correspondait à 9,8 % de la population de la ville, soit plus que la part d'immigrés en Haute-Saône (4,5 %), en Franche-Comté (7 %) et en France (8 %), mais toutefois bien moins que certaines autres villes franc-comtoises comme celle de l'agglomération de Belfort-Montbéliard. Parmi les 1 600 immigrés à Vesoul, on trouve 320 personnes venant d'Algérie, 430 du Maroc, 190 de Turquie, 180 du Portugal, 60 d'Italie et 352 d'autres pays[M 12]. Dans l'arrondissement de Vesoul, le total d'immigrés s'élève en 2016 à 5 367 personnes dont notamment 926 immigrés venant du Portugal, 815 du Maroc et 503 de Turquie[M 14]. Par ailleurs, il est à noter que, dans le département, qui comptait 10 650 immigrés en 2007, le principal motif d'immigration légale est le regroupement familial[93],[M 15].

En plus de l'arrivée régulière de gens du voyage dans les aires d’accueil de l’agglomération, on peut également mentionner l'arrivée en 2015 de réfugiés de la guerre civile syrienne, venant principalement du Moyen-Orient et d’Asie de l’Ouest, accueillis dans la résidence « L'Orée du bois », à Echenoz-la-Méline, au sud de Vesoul, où plus d’une centaine ont transité[94].

Siège de l'inspection académique de la Haute-Saône, qui dépend de l'académie de Besançon[95] (zone A), la ville de Vesoul dispose d'un système éducatif complet avec des établissements d'enseignements primaire, secondaire et supérieur, qui totalisent annuellement en moyenne plus de 10 000 élèves et étudiants[A 23].

Concernant l'enseignement primaire, on recense sept écoles maternelles publiques, six écoles élémentaires publiques, ainsi qu'une école élémentaire privée[A 24]. Certaines de ces écoles sont regroupés en groupes scolaires.

Au niveau du second degré, la ville compte trois collèges publics, un collège privé catholique et cinq lycées publics : deux lycées polyvalents, un lycée général et deux lycées professionnels. Aussi, Vesoul possède un centre de formation d'apprentis, un centre de formation d'apprentis agricole, un centre de formation professionnelle et de promotion agricoles et enfin un centre de formation d'apprentis de l'industrie[A 25].

Sur le plan de l'enseignement supérieur, on dénombre plusieurs établissements qui proposent des diplômes d'étude supérieure, fréquentés en moyenne annuellement par plus de 1 200 étudiants[A 26]. L'agglomération de Vesoul possède un campus baptisé « Pôle universitaire de Vesoul » rassemblant l'institut universitaire de technologie de Vesoul ainsi qu'un Institut national supérieur du professorat et de l'éducation, composantes de l'université de Franche-Comté[96],[97]. La commune compte également une antenne de l'école de gestion et de commerce de Franche-Comté, qui propose de multiples diplômes d'études supérieures orientés vers les métiers du commerce, de la comptabilité, du marketing et du management[98]. De plus, la ville abrite un institut de formation en soins infirmiers et un institut de formation des aides-soignants[99].

La commune est dotée de divers établissements de sécurité et de défense dont un commissariat de police nationale, une brigade de gendarmerie nationale, une maison d'arrêt[100] et un centre d'interventions principal des pompiers[101]. En 2008, la police municipale est dotée d'un effectif de 10 agents[A 27] et la police nationale de 81 personnes. La même année, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 14,4 %, pour une moyenne nationale de 10,6 %[102].

Sur le plan de la criminalité, la circonscription de sécurité publique de Vesoul affiche le 19e plus haut taux de criminalité parmi les circonscriptions métropolitaines de provinces de 25 000 à 50 000 habitants, en 2008. En effet, ce taux s'élève à 80,87 pour 1 000 habitants, taux très largement supérieur à la moyenne départementale (35,00), régionale (39,97) et nationale (57,51), ce qui fait du taux de criminalité de la circonscription de sécurité publique de Vesoul le plus important du département, de la région et même l'un des plus élevés de l'Est de la France. Dans la circonscription de sécurité publique de Vesoul, qui correspond approximativement à l'agglomération, il y a eu 2 246 crimes et délits qui ont été commis lors de l'année 2008, dont 183 infractions relatives à l'usage de stupéfiant et 165 relatives à des coups et blessures volontaires criminels ou correctionnels[103].

Afin de contrôler les zones de la ville et dissuader les contrevenants, la commune s'est équipée de plusieurs dispositifs de vidéosurveillance. La première caméra fut installée à la fin des années 2000. Petit à petit, la ville dota ses différents quartiers de plusieurs caméras, tout d'abord dans le centre ancien et le quartier de la gare, puis dans les autres secteurs, pour en compter au total une vingtaine en 2020[104]. Par ailleurs, le quartier du Montmarin est classé zone urbaine sensible[M 16].

De multiples événements culturels et festivals sont régulièrement organisés à Vesoul. Les principaux sont :

Le salon de la Gastronomie (avril), le Salon de l'automobile et de la mobilité (mai), le Salon de l’Érotisme (février), le salon COMIC CON (octobre), RétroGeek festival (novembre) ont lieu au Parc des Expositions de Vesoul. Par ailleurs, tous les ans au mois de décembre, environ 15 kilomètres de guirlandes et d'illuminations de Noël sont installées dans différents quartiers de la ville et plus particulièrement dans le quartier ancien.

En matière d'action sociale, l'un des organismes gestionnaires est le centre communal d'action sociale[A 30],[112]. On compte aussi de nombreuses associations reconnue d'utilité publique œuvrant dans l'action sociale ayant leurs sièges à Vesoul dont l'une des plus importantes est l'« Association Haut-Saônoise pour la Sauvegarde de l'Enfant à l'Adulte », fondée en 1945.

En ce qui concerne la protection de l'enfance, l'un des établissements de Vesoul les plus anciens est l'institution Bourdault, maison d'enfants à caractère social inaugurée en 1853, qui reçoit des enfants en difficulté familiale[113]. S'y ajoutent également un foyer de l'enfance et un centre maternel et familial. En termes de réinsertion sociale, plusieurs structures dans la commune aident les personnes connaissant de graves difficultés comme un foyer de jeunes travailleurs et plusieurs centres d'hébergement et de réinsertion sociale. En ce qui concerne le handicap, on recense un établissement et service d'aide par le travail, un foyer de vie, une entreprise adaptée ainsi que divers services d'accompagnement à la vie sociale[112].

La ville est aussi équipée de centres d'accueil secondaires comme une maison relais ainsi que des services de prévention, d'aide aux personnes âgées, de soins infirmiers à domicile ou encore d'éducation spéciale. L'agglomération comprend trois aires pour l'accueil des gens du voyage : une aire de grand passage (150 places) et deux aires pour semi-sédentaires (25 et 13 places)[A 31].

La ville est équipée de nombreux établissements de santé dont la plupart sont situés au « Pôle santé des Haberges », zone entièrement dédiée à l'installation d'organismes médicaux. Ce quartier moderne est notamment composé du principal site du Groupe Hospitalier de la Haute-Saône (GHHS), construit sur une surface de plus de 52 000 m2 et abritant plus de 400 lits[114] et de la clinique Saint-Martin, établissement chirurgical fondé en 1957 et fréquenté en moyenne par plus de 8 000 patients par an[115]. Le tout premier hôpital de Vesoul fut l'hôpital Saint-Valentin qui exista de 1442 à 1573[L 13]. Puis, il fut remplacé par l'hôpital du Saint-Esprit de 1573 à 1619[V 8], l'hôpital du Faubourg de 1619 à 1938[116], l'hôpital Paul-Morel de 1938 à 2009, pour se trouver dans la zone des Haberges depuis 2009.

D'autres centres de santé, plus secondaires, sont implantés sur le territoire vésulien tels qu'un centre médico-psychologique, des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, un centre d'action médico-sociale précoce, un institut médico-éducatif… L'agglomération dispose également d'un centre de rééducation fonctionnelle[117].

L'offre de soins est complétée par la présence de plusieurs dizaines de professionnels de la santé dans la ville. La commune compte divers cabinets de médecine générale et spécialisée dans différents domaines, tels que la dermatologie, la radiologie, la podologie ou encore l'ophtalmologie ainsi que plusieurs pharmacies et laboratoires de biologie médicale[118].

Élue « Ville la plus sportive de France » en 2001[Note 7], la commune de Vesoul guide, en partenariat avec l'office municipal des sports, environ 80 disciplines pour en tout servir plus de 8 000 licenciés[A 32]. Le triathlon de Vesoul et la semaine de la pétanque constituent les deux principales compétitions sportives organisées chaque année à Vesoul. Par deux fois ville-étape du Tour de France, Vesoul a également accueilli des épreuves des championnats du monde de side-car cross 2014 et organise occasionnellement des championnats régionaux et nationaux dans différentes disciplines.

La commune totalise approximativement 80 clubs sportifs dont notamment le Football Club de Vesoul (football), le Cercle Sportif Vesoul Haute-Saône (handball) et l'Avant-garde de la Motte (omnisports). Plusieurs sportifs de haut niveau ont évolué dans des clubs sportifs vésuliens tels que le pilote de rallye Stéphane Peterhansel, les athlètes François Châtelet et Julien Casoli, le boxeur Francis Tripp, le footballeur Claude Robin, les triathlètes Danylo Sapunov et Vincent Luis

La ville compte plus de 70 équipements sportifs dont les principaux sont le stade omnisports René-Hologne pour le football et l'athlétisme, le lac de Vesoul - Vaivre pour les sports aquatiques, l'aérodrome de Vesoul - Frotey pour les sports aériens et la maison des associations, complexe sportif couvert de 6 000 m2 comportant plusieurs salles spécifiques[A 33],[A 34]. On recense, en outre, de multiples gymnases, terrains multisports, boulodromes, circuits de courses, piscines, stands de tir, dojos, centres de remise en forme, courts de tennis[119].

La commune de Vesoul, labellisée Ville Internet en 2013, compte plusieurs établissements liés aux sciences de l'information et de la communication ainsi qu'aux nouvelles technologies. Vesoul abrite la médiathèque départementale de prêt de la Haute-Saône, dans le quartier du Montmarin, qui dispose de plus de 35 000 documents en prêt[120]. La ville de Vesoul a par ailleurs inauguré la première Cyber-base de France, le .

La presse écrite est représentée par le grand quotidien régional L'Est républicain et par le journal hebdomadaire d'information locale la Presse de Vesoul, créé en mars 1981[121]. La municipalité édite un magazine quadrimestriel d'information communale qui se nomme «Vesoul&Co »[A 35].

La commune est couverte par les programmes de France 3 Franche-Comté, antenne régionale de la chaîne de télévision généraliste, dont Vesoul détient des bureaux excentrés[122].

En ce qui concerne la radiodiffusion, la ville de Vesoul compte deux radios associatives (dites de catégorie A) :

S'y ajoutent deux radios locales commerciales, toutes deux fondées à Vesoul (dites de catégorie B) :

En plus des stations de radio nationales, les vésuliens reçoivent les programmes de France Bleu Besançon, station locale publique de Franche-Comté, sur 99.4 FM.

En ce qui concerne l'accès à la télévision, Vesoul peut recevoir les réseaux R1 à R6 de la télévision numérique terrestre (TNT) depuis [126]. Cette réception se fait principalement grâce à deux émetteurs existant sur l'agglomération ; le principal est l'émetteur de la Motte (dont le pylône atteint 15 mètres), situé à côté de la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte à 385 mètres d'altitude. Cet émetteur permet de capter à 100 % le signal et couvre entièrement l'agglomération vésulienne[127]. L'autre émetteur de l'agglomération est l'émetteur de la Croix de Cassini situé à La Demie.

Concernant internet et la téléphonie, la commune, qui a été labellisée Ville Internet @ en 2013[80], est éligible à l'ADSL 2+ (depuis ) ainsi qu'au VDSL2 grâce à deux répartiteurs téléphoniques (Vesoul Breuil et Vesoul Technologia) situés sur le territoire communal. Ces répartiteurs sont dégroupés par plusieurs opérateurs alternatifs. En 2016, approximativement 18 000 personnes de l'agglomération de Vesoul étaient abonnés à Internet[128]. Le déploiement de la fibre optique, qui permet donc un accès à internet à très haut débit (de 100 Mbit/s à plus de 500 Mbit/s), a débuté sur l'agglomération en 2015. En 2020, 66 % des locaux vésuliens sont raccordables à la fibre, contre 33 % fin 2017. De plus, la ville dispose de plusieurs points Wi-Fi publics et gratuits[129],[130].

Globalement, les réceptions de signaux à Vesoul sont de bonne qualité bien que la commune soit partiellement située dans un creux géographique.

La ville fut le siège épiscopal du diocèse de Vesoul, de 1791 à 1801. Aujourd'hui rattachée à l'archidiocèse de Besançon, la commune est le siège de l'unité pastorale de Notre-Dame-de-la-Motte[131], qui appartient au doyenné des plateaux de Vesoul[132]. On dénombre trois lieux de culte catholiques, où se déroulent régulièrement des cérémonies religieuses : l'église Saint-Georges, l'église du Sacré-Cœur et l'église Saint-Joseph[131]. Le saint patron traditionnel de la commune est Saint-Georges.

Les protestants de l'Église protestante unie sont affectés au temple protestant de Vesoul[133]. La commune possède aussi des paroisses de l'union des Églises missionnaires[134] et de l'Église évangélique baptiste[135]. D'autres mouvances chrétiennes existent comme les témoins de Jéhovah qui disposent d'une salle du Royaume[136].

La commune compte un lieu de culte musulman : la mosquée Arrahma, qui propose cinq classes d'apprentissage de langue arabe et d'enseignement de l'islam[137]. Les musulmans de Vesoul disposent de plusieurs autres salles de prières[138] ainsi que des associations musulmanes, développées majoritairement dans les années 1990, dont la principale est l'« Association franco-musulmane de Vesoul »[139].

La ville abrite notamment une ancienne synagogue, édifiée en 1875 et désaffectée en 1945, ainsi qu'un cimetière juif aménagé à la fin du XIXe siècle[C 2]. Aujourd'hui, la ville ne détient plus de lieu de culte juif, néanmoins une association israélite existe[140].

Durant son histoire, Vesoul a connu différentes activités économiques prédominantes selon les époques. Dès le XIe siècle, l'économie de la cité est principalement axée sur les marchés artisanaux et agricoles[6]. À partir du XIIIe siècle, la cité devient une importante place bancaire et commerciale, grâce notamment aux affaires de la communauté juive de Vesoul[141],[V 5]. L'agriculture, le commerce des bois et des animaux restent les seules activités économiques du bourg, durant de nombreux siècles. Parallèlement, du XIIe siècle au XIXe siècle, Vesoul fait de la viticulture, l'une de ses principales activités économiques et la cité devient un moment l'un des centres viticoles les plus renommés de la région[A 7].

La révolution industrielle sera relativement tardive à Vesoul. Elle fait véritablement son apparition dans les années 1950 avec l'aménagement de plusieurs zones industrielles et notamment à la suite de l'implantation et du développement de l'usine Stellantis (ex PSA Peugeot Citroën), qui est actuellement le plus important pourvoyeur d'emplois du département et le plus important site industriel de pièces détachées du constructeur Stellantis, l'un des principaux constructeurs automobiles français. Les activités de cet établissement positionnent Vesoul au rang de « capitale européenne de la logistique automobile »[A 8]. Malgré une activité industrielle forte, la tertiarisation à Vesoul devient de plus en plus importante depuis quelque temps[D 9].

Aujourd'hui, Vesoul est le siège de deux chambres consulaires départementales : la chambre de commerce et d'industrie[142] et la chambre d'agriculture[143]. De plus, la commune possède une antenne de la chambre de métiers et de l'artisanat[144]. La compétence développement économique de la commune de Vesoul est gérée, depuis le , par la communauté d'agglomération de Vesoul, qui se charge, entre autres, de l'accueil personnalisé des porteurs de projets[A 23]. Au , la ville comptait, 1 971 établissements actifs, dont 53 de plus de 50 salariés[D 10].

Selon les données de 2009 de l'Institut national de la statistique et des études économiques, la population vésulienne âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 10 400 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,4 % d'actifs dont 57,1 % ayant un emploi et 11,2 % de chômeurs[D 11]. Sur les 6 007 employés habitant à Vesoul, 5 545 sont des salariés et 462 des non-salariés[D 12].

Depuis de nombreuses années, la ville compte de plus en plus d'emplois dans le tertiaire[D 9].

Principal bassin d'emploi du département, le bassin d'emploi de Vesoul comptait 17 658 emplois, contre 15 725 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 6 013, l'indicateur de concentration d'emploi est de 293,6 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre quasiment trois emplois pour un habitant actif[D 13]. La répartition des actifs par catégories socioprofessionnelles, en 2009, était disposée ainsi : 0,3 % d'agriculteurs exploitants, 3,4 % d'artisans, de commerçants et de chefs d'entreprise, 11,1 % de cadres et de professions intellectuelles, 27,6 % de professions intermédiaires, 29,0 % d'employés et 28,6 % d'ouvriers[D 14].

Au 31 décembre 2011, sur l'ensemble des chômeurs, 7,7 % ont été licenciés, 1,4 % ont démissionné, 34,8 % sont arrivés au terme d'un contrat à durée limitée, et 2,8 % ont fait l'objet d'une première inscription en tant que demandeurs d'emploi[D 15].

Le revenu fiscal moyen par ménage pour la ville de Vesoul est, en 2009, de 17 707 , pour la communauté d'agglomération de Vesoul de 20 888 , et pour la Haute-Saône de 19 850 [M 17]. Le pourcentage des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux de Vesoul est de 44 %[D 16]. En 2010, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation à Vesoul est de 15 172 [D 17].

Vesoul se trouve dans un département et plus globalement dans une région où l'industrie tient une place importante dans l'économie. L'industrie et le bâtiment et travaux publics sont représentés par respectivement 89 et 104 établissements en 2010[D 10].

L'industrie automobile constitue l'un des principaux secteurs d'activités ; la commune de Vesoul est notamment connue pour abriter une usine de production et de logistique appartenant au groupe PSA Peugeot Citroën. Elle a un effectif constant de plus de 3 000 salariés et joue le rôle de centre mondial de pièces détachées du constructeur automobile. Ce site industriel s'étend sur une surface totale de 130 hectares pour un total de 610 000 mètres2 de bâtiments. On y recense 5 métiers de l'automobile : l’atelier de production des équipements intérieurs, la cataphorèse, le ferrage, la logistique des pièces de rechange et l’expédition des éléments détachés à l’international[A 8].

L'industrie textile est représentée par une usine de plus de 100 salariés, implantée à Vesoul depuis 1958, de la société des matelas « Mérinos », entreprise de fabrication et de distribution de literie. D'une superficie de 18 000 mètres2, l'établissement comprend des ateliers de production et des bureaux d’études[145].

Il existe également une quinzaine de petites et moyennes industries spécialisées dans différents domaines tels que la fabrication de produits métalliques ou encore des équipements automobiles.

Le tertiaire est le premier secteur économique de la commune, en termes d'établissement. En 2010, on recense 1 372 établissements de commerce, de transports et de services divers, soit 69,6 % du total d'établissements[D 10]. 19 entreprises du tertiaire comptent plus de 50 salariés.

L'agglomération est équipée de nombreux organismes de grande distribution ; on dénombre notamment deux hypermarchés, qui totalisent environ 200 salariés chacun (E.Leclerc à Pusey[146] et Cora dans la zone Kennedy[147]) ainsi que plusieurs supermarchés de taille notable. De plus, un marché bihebdomadaire rassemblant plus de 250 stands se déroule sur la place de la République, la place Pierre-Rénet et dans les halles[A 36].

Vesoul regroupe un grand nombre d'établissements publics ; le secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, de l'action sociale est le deuxième secteur le plus représenté avec 394 établissements, soit 20 % du total[D 10]. Les plus importants sont le centre hospitalier intercommunal de la Haute-Saône (1 600 salariés en 2006) et la commune de Vesoul (300 salariés en 2006). La caisse primaire d'assurance maladie, la direction départementale des territoires de la Haute-Saône et le lycée Édouard-Belin comptent 200 salariés[148].

L'agglomération concentre également un certain nombre de transporteurs et de sociétés axées dans l'automobile telles que des concessionnaires ainsi que divers ateliers de réparation automobile. Concernant le secteur d'activité du tourisme, la ville de Vesoul dispose de 151 chambres répartis dans 4 hôtels, au [D 18]. S'y ajoute un vaste camping 3 étoiles de plus de 170 emplacements[D 19].

Il est aussi a noter que la ville de Vesoul accompagne ses entreprises dans des démarches de réhabilitation des infrastructures privées.

La majorité des entreprises vésuliennes se situent dans le cœur historique de la ville et dans les zones d'activités de la périphérie.

Le centre-ville abrite à lui seul plus de 200 boutiques, dont de nombreux commerces indépendants, réparties principalement autour des grands axes commerçants que sont la rue d'Alsace-Lorraine, la rue Paul-Morel, la rue Georges-Genoux et la rue du Breuil[A 37].

Plusieurs zones d'activités, notamment à caractère commercial et industriel, sont recensées à Vesoul et sa périphérie. En 2020, la communauté d'agglomération de Vesoul compte douze zones d'activité, qui totalisent plus de 447 entreprises, dont six qui sont situées entièrement sur le territoire vésulien : Technologia, Espace de la Motte, Les Rêpes, Poincaré, Les Haberges et Espace Kennedy[A 5].

Le budget municipal de fonctionnement de la ville de Vesoul s'élevait à 19 909 000  (1 159  par habitant) et les charges de fonctionnement se présentait à 19 077 000 , soit un résultat comptable de 832 000 , en 2011. Le montant total des ressources d'investissement était de 4 808  tandis que le montant total des emplois d'investissement s'élevait 5 044 [149]. La capacité d'autofinancement en 2011 était de 1 732 000 , soit 101  par habitant, en hausse par rapport à 2010, qui était de 1 167 000 , soit 68  par habitant. Le budget de la communauté d'agglomération de Vesoul s'élevait à 19 710 000  (18 413 000  en 2010), les charges se sont montées à 15 048 000  (16 657 000  en 2010) et le résultat comptable était donc de 4 661 000 [150]. L'encours de la dette au s'élevait à 23 505 000 , soit 1 368  par habitant. Depuis le début des années 2000, un pic d'endettement a été atteint en 2010, avec 24 696 000 [151].

Le taux de la taxe d'habitation était de 10,52 % en 2011, alors qu'il était de 10,31 % en 2010. La taxe foncière sur le bâti s'élevait à 25,71 % en 2011, légèrement inférieur au taux de 2010 qui était de 25,21 %. Quant au taux de la taxe de foncier sur le non bâti, il était de 42,36 % en 2010 pour atteindre un taux de 43,21 % en 2011. Les taux moyens de la strate pour les trois taxes étaient respectivement de 15,65 %, de 22,89 % et de 59,39 %, en 2011[152],[153].

Un aperçu du quartier historique depuis la colline de la Motte.

Vesoul recense de nombreux édifices civils et religieux monumentaux, concentrés majoritairement dans le centre ancien : le Vieux-Vesoul, ensemble architectural homogène et dense datant du XVe au XIXe siècles. Classé Cité Patrimoine de Franche-Comté et à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, ce quartier abrite plus de 34 hectares qui ont été inscrits en 1977[154]. Ses rues et places historiques sont pourvues d'hôtels particuliers, de maisons vigneronnes, d'édifices religieux, de monuments commémoratifs, de fontaines, de statues et de diverses maisons dotées de trompe-l'œil et de fresques murales. Ces monuments constituent les principaux éléments du patrimoine architectural vésulien.

Depuis la fin du XXe siècle, le centre historique a connu plusieurs opérations de rénovations : les façades des édifices sont régulièrement restaurées et les trottoirs reformés. Le quartier ancien n'a pas été significativement marqué par le renouvellement urbain ; les édifices de ce secteur sont relativement anciens et bien préservés et peu de bâtiments modernes y ont récemment été élevés.

À Vesoul, la Base Mérimée recense quatorze monuments historiques[C 3] et la Base Palissy dénombre soixante œuvres[155].

Dès le Moyen Âge, des familles nobles édifient de grandes demeures et des hôtels particuliers dans la cité. La ville en compte plusieurs, répartis dans tout le centre historique, remarquables notamment pour leurs constructions en pierres calcaires, leurs hautes tours, leurs escaliers extérieurs et leurs vastes cours. La majorité ont été érigées entre les XVe et XVIIIe siècles et sont, pour la plupart, désormais protégées. Plus récemment, des villas ont été édifiées dans la commune.

Parmi les hôtels particuliers bâtis au XVe siècle, on peut citer l'hôtel Thomassin. Érigé par le seigneur Jacques Thomassin, probablement de 1480 à 1483, le bâtiment, de forme rectangulaire, présente une façade d'architecture gothique flamboyant ainsi qu'une haute tour d'escalier. L'hôtel Thomassin fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [C 4]. Située place de l'Église, l'hôtel Baressols a été construit aux XVe et XVIe siècles. Ses façades de style gothique et ses toitures sont inscrites monument historique depuis le [C 5].

Concernant ceux édifiés au XVIe siècle, on trouve l'hôtel Simon Renard, bâti en 1525. Avec d'importantes rénovations menées en 1784, l'hôtel est composé d'une tour polygonale accompagnée de différents ornements[C 6]. Autre témoignage du XVIe siècle, l'hôtel de Magnoncourt, constitué en 1530. Avec une forme rectangulaire, une cour, un jardin et une tour d'escalier, l'hôtel s'organise comme la plupart des autres hôtels particuliers vésuliens[C 7]. Érigé en 1549, l'hôtel de Mongenet est protégé pour son élévation et sa toiture depuis le [C 8]. La maison Barberousse, datant de la fin du XVIe siècle, est remarquable notamment pour son arcade en anse de panier et son cadran solaire.

La ville profita ensuite de la paix du siècle des Lumières pour bâtir de nombreux hôtels particuliers, riches en décorations. L'hôtel Pétremand, construit entre 1769 et 1773, se distingue par ses balcons et garde-corps en fer forgé des façades nord et est[C 9]. L'hôtel Lyautey de Colombe, bâtiment édifié en 1712 dont la façade côté rue est d'architecture classique est située place du Grand Puits[E 8]. La rue Salengro compte deux demeures du XVIIIe siècle, qui sont protégées au titre des monuments historiques : la maison Ébaudy de Rochetaillé (vers 1781), résidence de bienfaiteur de la ville[C 10] et l'hôtel Lyautey de Genevreuille (vers 1760), qui abritent des décorations baroques du XVIIIe siècle ainsi qu'un escalier en pierre muni d'un garde-corps en fer forgé[C 11]. On peut également citer l'hôtel Raillard de Granvelle, qui hébergea les services de la mairie de Vesoul pendant plus de 30 ans au cours du XVIIIe siècle.

Du XIXe siècle à la Belle Époque, de vastes maisons se construisent au-delà du centre historique. Tout comme certains hôtels particuliers, ces maisons et villas sont notamment constituées de grands terrains contigus et de portails prédominants. Vesoul en compte plusieurs entre autres, rue de la Préfecture, rue Noirot et avenue du général de Gaulle.

Au cours du XXe siècle, quelques maisons d'architectes sont érigées dans la ville. La commune compte trois demeures distinguées par le label « Patrimoine du XXe siècle » : la villa Kielwasser (1956)[C 12] et la maison Malitchenko (1963)[C 13], toutes deux réalisées par l'architecte André Maisonnier, compère de Le Corbusier ainsi que la maison Petitperrin (1964), érigée par Jean Petitperrin, architecte qui contribua à la réalisation de nombreux bâtiments à Vesoul[C 14].

Le centre ancien renferme quelques exemples de maisons à colombages dont l'une des plus anciennes est la maison Cariage, construite au XVe siècle. Ancien important centre viticole, la cité a aussi conservé des maisons vigneronnes, dont les caves donnent directement sur les rues.

À partir du XIe siècle, l'apparition du christianisme à Vesoul est marqué par les fondations des deux premières institutions et bâtiments religieux de l'histoire de la cité : une première église dédiée à saint Georges[F 17] et le prieuré du Marteroy consacré à Saint-Nicolas[F 18],[L 14]. Au fil des siècles, de nombreux édifices religieux tels que des églises et des chapelles ont été bâtis dans la ville, dont la plupart subsistent aujourd'hui. Plus tard; à la suite de l'apparition de nouveaux courants religieux et religions à Vesoul, notamment au cours du XIXe siècle, de nouveaux édifices confessionnels se construisent comme un temple protestant, une synagogue et une mosquée.

Le centre de Vesoul abrite de nombreux anciens couvents et autres maisons religieuses dont deux inscrits aux monuments historiques : le couvent des Ursulines (XVIIe siècle)[C 15],[156], construit entre 1680 et 1683 sur deux niveaux et rénové en 1981 et le couvent des Dames de Saint-Maur (XIXe siècle)[C 16], appelé également « École des Dames de Saint-Maur », édifié de 1853 à 1858. D'autres maisons religieuses ont également existées à Vesoul comme le couvent des Capucins et le couvent des Annonciades.

La plus importante et ancienne église catholique de Vesoul est l'église Saint-Georges, qualifiée de cathédrale du diocèse de Vesoul sous l'église constitutionnelle. Construite de 1735 à 1746, son architecture fut conçue par Jean-Pierre Galezot et Jean Querret du Bois. Comportant une façade d'architecture classique, l'église inclut une nef et deux bas-côtés, qui est entourée de six chapelles sur les côtés et de deux chapelles entourant le chœur[C 17],[157]. Classé monument historique en 1993, l'édifice abrite environ une quarantaine d'œuvres protégées au titre des monuments historiques dont un orgue de tribune[C 18].

Deux autres églises de la ville présentent des spécificités de l'architecture chrétienne. L'église du Sacré-Cœur fut construite à partir de 1913 puis bénie le  ; toutefois son clocher ne fut terminé qu'en 1922 en raison de la Première Guerre mondiale. Située rue Jules-Ferry, dans le quartier du Boulevard, l'église a été conçue selon un style néo-byzantin par l'architecte Eugène Guillemot[158]. Elle a été classée « Patrimoine du XXe siècle » le [E 9]. L'église Saint-Joseph, quant à elle, est une église catholique bâtie durant les années 1960 et localisée au numéro 2 rue de la Pépinière dans le quartier des Rêpes[159].

La ville possède également plusieurs chapelles dans son patrimoine religieux. Parmi la plus connue, la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte, l'un des symboles de Vesoul, posée au sommet de la colline de la Motte. De style gothique, ce monument religieux a été inauguré en 1857 en présence des cardinaux Gousset et Mathieu[160],[L 15]. En aval de la chapelle, sur le sentier d'ascension de la Motte, se trouve un chemin de 14 croix. Enfin, le centre-ville concentre de nombreuses anciennes petites églises, chapelles et autres établissements religieux qui était autrefois tenus par des congrégations religieuses.

La pratique du protestantisme à Vesoul s'intensifie au XIXe siècle. La communauté locale inaugure le un temple de culte protestant, principalement grâce aux démarches du pasteur Racine. Le temple est muni d'un clocher en 1965 et d'un orgue en 1974[L 16],[161]. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques français depuis le [C 19].

La communauté juive de Vesoul s'accroit progressivement à la suite du conflit franco-allemand de 1870. C'est en 1875 que les Juifs de la ville font édifier une synagogue de style néo-mauresque. Bâti par l'architecte vésulien Charles Dodelier, l'édifice est inscrit monument historique depuis le [C 2].

La ville compte aussi un édifice religieux musulman érigé au cours de la deuxième moitié du XXe siècle : la mosquée Arrahma du quartier du Montmarin qui est constituée d'un minaret.

Divers bâtiments d'équipement public monumentaux sont dénombrés dans la cité. Les principaux sont constitués de hauts portails ou encore de vastes cours.

L'hôtel de ville est un imposant bâtiment dont les origines remontent en 1619, mais qui a été restructuré et rénové en 1769 et en 1811. Utilisé comme hôpital, le bâtiment fut réaménagé dès 1935 en hôtel de ville puis inauguré le [162]. Il est pourvu de mobilier classé monument historique[C 20] dont une fresque d'Albert Decaris située dans le hall[C 21].

L'hôpital Paul-Morel est un vaste bâtiment comportant des fondations datant de 1603 et qui était initialement un couvent des Capucins. Depuis le XVIIe siècle, le bâtiment a connu de multiples opérations de rénovation et a été de nombreuses fois transformé (hôpital militaire, caserne d'infanterie, école secondaire ecclésiastique…). Aménagé en hôpital dans les années 1930, il est désaffecté depuis 2009. L'édifice est notamment remarquable grâce à sa chapelle et sa cour entourée d'arcade. Il abrite du mobilier protégé au titre des monuments historiques telles que des peintures et des menuiseries[C 22].

Bien qu'ayant longtemps été une place forte, Vesoul n'a cependant pu conserver que peu de vestiges d'infrastructures militaires de son passé. Le château fort de Vesoul et l'ensemble des fortifications qui existaient autrefois et qui ont été plusieurs fois reformées ont pratiquement disparu ; une partie du rempart et quelques tours subsistent toutefois rue Charrière des Grands Murs. Les portes de ville qui ceinturaient la cité, ont toutes été détruites entre 1765 et 1800[L 17]. On note cependant l'existence d'une ancienne caserne se trouvant proche du centre-ville. Cet imposant complexe militaire, autrefois appelé « Quartier Luxembourg », fut construit en 1740. En 1776, quelques bâtiments vinrent accompagner l'édifice initial. De 1843 à 1858, plusieurs structures sont érigées, dont majoritairement des écuries, permettant ainsi au 11e régiment de chasseurs à cheval d'y être cantonné[L 18]. Ces bâtiments accueillent aujourd'hui des organismes publics et des logements.

Parmi les édifices élevés au XVIIIe siècle, on peut citer le palais de justice, construit de 1765 à 1771 par l'architecte Charles-François Longin. Il abrite notamment un escalier d'intérieur à rampe en fer forgé et une salle d'audience avec un riche décor de boiserie. Il est inscrit monument historique depuis le [C 23],[L 19]. Le bâtiment de l'inspection académique de Haute-Saône est un grand édifice, qui abritait autrefois l'école normale d'instituteurs[163]. L'hôtel de préfecture de la Haute-Saône fut érigé en 1770 sous les ordres du maire de Vesoul Beauchamp. Rénové et agrandi en 1859 et 1860, il est notamment remarquable par sa grille dotée de soixante-quatre lances à pointes dorées[L 12].

Des anciens bureaux d'octroi subsistent à Vesoul. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer le bureau central de l'octroi (1864) construit par l'architecte vésulien Charles Dodelier et le bureau de l'octroi du Rhin (1830), édifié selon les plans de l'architecte Ridoux, de style néoclassique et comportant un portique de quatre colonnes et deux piliers aux extrémités[164]. D'architecture hispano-mexicaine, la maison d'arrêt a été dessinée par l'architecte Le Beuffe en 1837 sur une surface de 4 162 mètres2. Elle a été édifiée sur un terrain appartenant à un ancien établissement religieux[100],[L 20].

Au XXe siècle, plusieurs infrastructures de transport voient le jour. La ville possède une gare ferroviaire mise en service le , par la Compagnie des chemins de fer de l'Est. Le bâtiment voyageurs s'étend sur plus de 110 mètres[28]. La gare des chemins de fer vicinaux de Vesoul a été édifiée en 1910, rue du Commandant Girardot, pour gérer le réseau départemental de la Haute-Saône. C'est l’une des plus grandes de France érigée pour ce type de réseau. Elle accueille aujourd'hui le bureau de poste principal de la ville de Vesoul[24].

On trouve quelques bâtiments commerciaux anciens, particulièrement au centre-ville. L'un des principaux est les halles de Vesoul, construites en 1868. Située place de la République, ce marché couvert d'une surface de plus de 1 000 m2 connut des travaux menés durant l'après-guerre qui ont modifié sa façade principale. La ville compte aussi plusieurs édifices intéressants qui abritaient ou abritent toujours des services de postes, des grossistes ou encore des services bancaires tels que l'hôtel de la Caisse d'Épargne, construit en 1908 et orné de multiples éléments d'architecture.

Par ailleurs, on peut également citer quelques exemples d'entrepôts industriels. Inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel, la manufacture des tabacs (convertie en complexe sportif) est un magasin industriel désaffecté datant de 1898 composé de trois bâtiments réalisés en moellon de calcaire enduit, autour d'une cour rectangulaire[C 24]. Concernant les bâtiments importants construits au XXe siècle, on peut mentionner l'usine Dollé-Chaubey, élevée en 1908 au sud-ouest de la ville, qui était une des plus importantes manufactures françaises de machines agricoles. Classé à l'inventaire général du patrimoine culturel, l'établissement est aujourd'hui occupé par des ateliers de l'usine PSA[C 1].

Établi en 1610 à l'ouest de la cité, le collège Gérôme est l'un des plus anciens établissements d'enseignement du département. Autrefois, l'édifice fit notamment usage d'école centrale en 1796, en école secondaire en 1802, en lycée Impérial en 1907 pour être finalement converti en collège en 1975[V 9].

On dénombre aussi plusieurs sculptures de tous types dont notamment des statues rendant hommage à des personnalités locales (Docteur Gevrey, Paul-Morel) ainsi que divers autres monuments commémoratifs dont le plus ancien est la colonne commémorative des Mobiles de la Haute-Saône, édifiée en 1874. La commune de Vesoul dispose également de nombreuses fontaines (fontaine à l'obélisque, fontaine de la Chapelle d'Eau) et d'un kiosque. La ville compte aussi un observatoire astronomique datant de 1899, situé sur le sommet de la Motte qui a été en activité de 1899 à 1909 et qui se compose d'une grande salle et d'une tourelle.

La ville de Vesoul compte trois cimetières. Le plus historique est l'Ancien cimetière, composé de plus de 3 000 tombes, contenant un grand nombre de sépultures monumentales ainsi qu'un carré militaire de 200 tombes. Aménagé dès 1783, le cimetière couvre actuellement une surface de plus de 2 hectares. Inauguré le , le Nouveau cimetière, s'étendant sur plus de 3 hectares, constitue le deuxième principal cimetière de la ville. La commune de Vesoul compte aussi un cimetière juif du XIXe siècle, qui totalise près d'une centaine de tombes et sépultures juives, et qui s'étend sur plus de 18 ares, témoignage de l'importance de la ancienne communauté juive de Vesoul[L 11],[A 38].

D'autres bâtiments aujourd'hui disparus, liés à l'histoire locale, peuvent être cités comme l'imprimerie Marcel Bon, entrepôt commercial bâti pendant le second quart du XXe siècle et détruit en 2014, qui était constitué d'un étage carré, d'un étage en surcroît et d'un toit à longs pans en tuile mécanique[C 25]. Autrefois, la ville comptait 3 moulins : le moulin Saint-Martin (édifié au XVIIIe siècle, acheté par la ville en 1826 et qui cessa son activité avant 1880[C 26]), le moulin des Prés et le moulin de Pontarcher. Par ailleurs, des monuments notables sont présents dans certaines communes de l'agglomération vésulienne tels que l'église de l'Assomption de Noidans-lès-Vesoul, l'abbaye de Montigny-lès-Vesoul, le château de Lampinet et le château de Pusy.

Le territoire de la commune est entouré par de multiples sites naturels protégés d'intérêt patrimonial, faunistiques et floristiques. Plusieurs parcs publics et jardins d'agrément existent dans la ville, la majorité des rond-points de la commune sont fleuris et de nombreuses voies, notamment les larges artères, sont bordées d'arbres ; en tout, la municipalité de Vesoul entretient plus de 3 300 arbres, 4 500 arbustes et 80 000 plantes annuelles et 20 000 plantes biannuelles, répartis dans ses différents quartiers[A 17]. La ville de Vesoul dispose de plus de 98 hectares de zones vertes (sites protégés et espaces verts).

Vesoul a été labellisé trois fleurs au concours des « Villes fleuries »[78].

Le plus ancien jardin public de la ville est le Jardin anglais, premier parc public classé « jardin remarquable » en Franche-Comté[A 39]. Il fut aménagé en 1863 dans le cadre de l'exposition régionale d'horticulture par l'architecte paysagiste Brice Michel. Retracé en jardin à l'anglaise en 1976, l'espace vert s'étend sur 3 hectares, comprend plus de 850 variétés d'espèces végétales et est notamment constitué d'une rocaille, d'une cascade, d'une pergola, d'une roseraie ainsi que des arbres d'alignement et de divers arbustes, plantes annuelles et vivaces[165],[C 27],[166].

D'autres types de jardins existent comme 6 jardins d'agrément privés, inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel et situés dans le centre-ville : le jardin potager de la maison des Œuvres diocésaines, de Saint-Maur, de la fraternité Nicolas Barré, de l'hôtel de Préfecture, de la propriété de Trévillers et de la propriété au 18 rue Baron-Bouvier. On dénombre également 68 jardins familiaux, situés avenue du lac[A 40].

La ville compte aussi des espaces verts réservés aux déplacements non motorisés comme une coulée verte, promenade longue de plusieurs centaines de mètres qui a été aménagée dans les années 1980 et qui relie le jardin anglais aux quartiers Est de Vesoul, en longeant la rivière du Durgeon. De plus, Vesoul est relié par deux voies vertes, qui sont majoritairement bordées d'arbres, de buissons et de haies : le Chemin vert (1980), l'une des plus anciennes voies vertes de France aménagées sur voie ferrée[34], et la Trace du Courlis (2008)[35].

La ville et son agglomération sont constituées de nombreux sites naturels protégés.

La Motte, butte-témoin au centre de Vesoul, est l'une des zones à Vesoul à ne pas avoir été urbanisée. Elle se compose de 74 hectares de terrains qui ont été classés pour leurs caractères pittoresques le sous l'appellation « site historique commémoratif ». La colline est en grande partie boisée et comprend également des vergers et prés-bois. La protection du site a été demandée par la municipalité dans le but de limiter l'urbanisation sur la colline afin de préserver son intérêt naturel[Note 11]

L'agglomération abrite également des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique dont le plateau du sabot de Frotey (202 hectares)[P 2], la plaine de Vesoul-Vaivre (488 hectares)[P 3], les bois du plateau de Cita (206 hectares)[P 4], la vallée de la Colombine[P 5] et le camp de César et ses coteaux (162 hectares)[P 1]. La préfecture haut-saônoise est aussi entourée par plusieurs zones naturelles classées Natura 2000 : les pelouses de la région vésulienne (1 941 hectares), protégées notamment grâce aux oiseaux qui y émigrent[P 6],[P 7] et le réseau de cavités à rhinolophes (13 hectares), composé de six cavités souterraines qui accueillent des espèces de l'ordre des chiroptères[P 8].

Le Sabot de Frotey, rocher qui a été sculpté avec le temps en forme de sabot, a été classé le pour son caractère artistique[Note 12]. Le lac de Vesoul - Vaivre et ses abords accueillent de multiples espèces d'oiseaux migrateurs, ce qui a valu au site d'être intégré au réseau « Refuge LPO » de la ligue pour la protection des oiseaux[167]

En outre, deux réserves naturelles se trouvent dans l'agglomération vésulienne. Il s'agit de la réserve naturelle régionale de la grotte de la Baume (17 hectares)[168] et de la réserve naturelle nationale du Sabot de Frotey (98 hectares)[P 9] ; cette dernière aire protégée a été créée en 1981 et totalise plus de 400 plantes inventoriées dont la plupart sont particulièrement rares.

De par le nombre important d'équipements pour la pratique d'activités culturelles qu'elle compte, la ville de Vesoul est l'un des principaux pôles culturels de la région. L'offre culturelle est marquée par la présence d'établissements de conservation et d'exposition ainsi que des lieux de ressources documentaires et divers services d'archives. Par ailleurs, la ville compte plusieurs salles d'exposition artistique qui permettent à tous types d'artistes dont des peintres, sculpteurs et photographes de présenter leurs œuvres.

On dénombre aussi des salles de spectacles modernes, vastes et spécifiques qui proposent, plusieurs fois par semaine, des programmations pluridisciplinaires. La ville compte également des centres culturels qui présentent des animations socioculturelles variées, tout au long de l'année.

Des établissements de conservation et d'exposition de renom sont dénombrés sur le territoire vésulien. Fondé en 1882 par Victor Jeanneney, le musée Georges-Garret, distingué du label « Musée de France », est installé dans l'ancien couvent des Ursulines depuis 1981. Constitué de quatorze salles d'expositions dans lesquelles sont réunis plus de 3 000 œuvres, le musée est divisé en deux sections sur plus de 1 200 m2 : le premier niveau est consacré à l'archéologie, qui expose des monuments anciens retrouvés sur le territoire haut-saônois et le deuxième niveau est consacré aux beaux-arts dont la majorité est réservée à l'art de la seconde moitié du XIXe siècle, notamment autour du peintre et sculpteur vésulien Jean-Léon Gérôme[169],[A 41]. La commune dispose également de deux salles temporaires d'expositions d'art : la chapelle de l'hôtel de ville (158 m2) et la salle des Ursulines (96 m2), qui permettent aux artistes d'exposer leurs œuvres[A 42].

Plusieurs centres de ressources documentaires sont présents dans la commune. La principale bibliothèque publique de la ville, créée en 1771, porte le nom de bibliothèque Louis-Garret[L 21]. L'actuel bâtiment date de 1981 et abrite un espace de lecture de plus de 1 800 m2. Le fonds général de la bibliothèque recense 60 000 documents et 40 000 imprimés anciens dont 400 manuscrits et incunables. La bibliothèque totalise chaque année plus de 3 000 inscrits et réalise plus de 100 000 prêts[A 43],[170]. La commune est aussi pourvue de deux autres bibliothèques, plus petites : la bibliothèque annexe Vesoul et la bibliothèque associative Le Liseron. On note également la présence d'une médiathèque abritant plus de 35 000 documents en prêt, disponible sous différents supports[120].

Concernant les services d'archives, Vesoul compte sur son territoire les archives départementales de la Haute-Saône, localisées dans un bâtiment construit en 1965 et rénové à maintes reprises. L'organisation offre des actions culturelles et éducatives en plus de ses missions principales d'archives[171]. Les Archives municipales, ouvertes depuis le , sont situées dans la mairie et conservent les documents relatifs à Vesoul postérieurs à 1900[A 44].

Le centre régional de restauration et de conservation des œuvres d'art (CRRCOA) est basé à Vesoul. Créé en 1985 par le conseil départemental de la Haute-Saône, l'établissement est équipé de plus de 2 000 m2 d'ateliers et de laboratoire et opère dans la conservation du patrimoine en restaurant du mobilier tel que des sculptures, des peintures sur toile et des textiles[172]. Vesoul est aussi le siège de la société d'agriculture, lettres, sciences et arts de la Haute-Saône, l'une des plus anciennes associations haut-saônoises créée le et reconnue d'utilité publique en 1925. Ses actions sont centrées sur la défense du patrimoine haut-saônois, la recherche sur la généalogie et l'histoire[173].

Pour les représentations de spectacle vivant, la commune est équipée du théâtre Edwige-Feuillère, bâtiment doté d'une salle abritant 700 fauteuils et une vaste scène de 350 m2, et qui offre des prestations musicales, scéniques et théâtrales. Première scène conventionnée de France à être labellisée « Voix d’enfants/espace scénique », le théâtre reçoit annuellement, en moyenne, plus de 30 000 spectateurs, qui assistent à près de 100 représentations d'artistes de notoriété locale à nationale[174],[A 45].

Pour les conférences, réunions et congrès, la ville de Vesoul dispose sur son territoire du Parc des expositions de Haute-Saône. Avec une surface couverte de 3 200 m2 et situé sur un terrain de 2 hectares dans la zone Technologia, le complexe a une capacité de plus de 3 000 personnes et peut accueillir des événements et des manifestations de types salons, réunions, concerts, congrès et foires[175]. Enfin, d'autres salles utilisées pour les représentations de spectacle sont situées dans la commune comme la salle Parisot, d'une capacité de 400 places assises ou de 1 500 places debout et la salle Le Calypso pouvant contenir 250 personnes[A 46].

Le spectacle cinématographique est représenté par différentes structures dont la principale est le Majestic - Espace des Lumières, l'un des plus grands complexes cinématographiques de la région, totalisant chaque année plus de 350 000 entrées. Ouvert le , ce multiplexe, classé « Art et Essai », dispose de 1 893 fauteuils répartis dans 10 salles, toutes équipées d'air conditionné, d'accessibilité aux handicapés et de numérisation[176]. La ville possède en plus une salle de cinéma d'une capacité de 330 places, intégré dans le centre social et culturel « Espace Villon »[A 46].

La commune possède deux centres culturels qui proposent tout au long de l'année des activités culturelles et éducatives ainsi que des productions de spectacle : l'espace Villon, centre social et culturel abritant quatre salles[A 46],[A 47], et le centre culturel Jean-Marie-Goux, institution qui réunit les écoles municipales de musique et de dessin de Vesoul et qui abrite plusieurs salles de cours spécifiques et spacieuses[A 48]. Aussi, la ville détient une école départementale de musique créée en 1985, de type conservatoire à rayonnement intercommunal (CRI)[177].

De plus, l'agglomération compte deux boîtes de nuit qui contribuen de la vie nocturne locale : Manouchka (2 salles), plus ancienne discothèque de la région, ouverte depuis le [178] et le 3e Monde (3 salles). Ces établissements accueillent de manière régulière des artistes musicaux de réputation régionale et nationale.

Le siège de l'association départementale pour le développement et l'initiative de la musique et de la danse en Haute-Saône (ADDIM 70) est situé à Vesoul. Créée en 1983, par le conseil départemental de la Haute-Saône et la direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté, cette association a pour principale mission de favoriser le développement artistique notamment dans le domaine chorégraphique et musicale[179].

La ville de Vesoul a été mentionnée dans différentes œuvres artistiques et littéraires.

Des chanteurs citent le nom de la commune dans leurs productions dont Jacques Brel, auteur-compositeur-interprète de Vesoul (1968), composition mondialement connue avec l'un de ses refrains :

Cette célèbre formule est également accompagnée dans l'œuvre par le populaire « Chauffe Marcel ! ». La ville a aussi été rapportée dans d'autres chansons significatives telles que Il pleut sur Bruxelles (1981) de Michel Jouveaux interprété par Dalida, Fous ta cagoule (2006) de/par le groupe Fatal Bazooka, Le Temps de nos guitares (2008) de/par Georges Moustaki et l'album CD V'soul Vesoul V'soul ! (1995) des Francs-Comtois Christian Décamps & Fils, cofondateur et membres du Groupe Ange. Et encore United States of Franche-Comté (enregistré en 1975 / édité en 2003) de/par Daniel Slimak.

Quelques artistes ont représenté la ville au sein de la peinture. Le peintre et caricaturiste Henry Blandin réalisa plusieurs tableaux représentant des lieux et monuments vésuliens dont notamment une peinture à l'huile en 1882 baptisée Défilé de la compagnie des sapeurs-pompiers de la Place Neuve à Vesoul.

Des auteurs ont évoqué Vesoul, la Ville, dans leurs œuvres littéraires : Olivier Rolin (Tigre en papier), Jacques Lanzmann (Café-Crime), Jean Giraudoux (Lectures pour une ombre), Alain Guel (Aârio), Nathalie Démoulin (La Grande Bleue), Ali Ghalem (Le Serpent à sept têtes). En outre Vesoul, la chanson, a été mentionnée dans divers romans et œuvres littéraires, notamment : le roman Café-Crime de Jacques Lanzmann (1987), les chroniques Les métiers de la rue de Jil Silberstein & Jean Mohr (1990), le roman Tigre en papier d'Olivier Rolin (Prix France Culture 2002), le roman Le paradis d'en face de Paul M. Marchand (2007), le roman noir Lazy Bird d'Andrée A. Michaud (2009), l'anthologie de la chanson Jacques Brel, T'as voulu voir Vesoul de Bernard Belin édité par FC Culture - Vesoul Edition (2013), On ne vit qu'une heure, Une virée avec Brel édité au Seuil (2018) dans lequel David Dufresne mène une enquête sur le lien qui unit Vesoul à Brel.

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Cinématographiquement, aucun film notable n'a été tourné à Vesoul. Cependant la ville est mentionnée dans de nombreux films tels que la Septième Compagnie au clair de lune, l'Ennemi intime

La langue régionale historique parlée à Vesoul est le franc-comtois, langue romane qui était autrefois parlée dans toute la partie nord de la Franche-Comté.

Un certain nombre de personnalités sont liées à Vesoul et ont pour la plupart été nommées citoyen d'honneur de la ville ; on peut y compter notamment des hommes politiques, des musiciens, des sportifs, des magistrats et des scientifiques.

De multiples figures sont nées à Vesoul, parmi les plus réputées et importantes on peut notamment citer l'artiste Jean-Léon Gérôme, l'ingénieur Édouard Belin, le pilote Stéphane Peterhansel, l'actrice Edwige Feuillère, le résistant Raymond Aubrac, le physicien Alexis Petit, le poète Charles Grandmougin, le peintre Claude-Basile Cariage et les diplomates Pierre Joseph de Beauchamp et Simon Renard.

D'illustres personnalités sont décédées à Vesoul comme les peintres Pascal Dagnan-Bouveret et Jules-Alexis Muenier, l'économiste François Ébaudy de Fresne, le militaire Jacques Bardenet, le cinéaste Alain Baptizet et le traducteur Roger Munier. Le politicien Georges Genoux-Prachée, le religieux Jean-Baptiste Flavigny et le premier buteur de la première coupe du monde de football en 1930, Lucien Laurent sont enterrés à Vesoul.

Vesoul est également la ville où des personnalités notables ont exercé leurs professions telles que le photographe Marc Paygnard, le philosophe Théodule-Armand Ribot, l'écrivain André Blanchard ainsi que les nombreux maires de la ville dont les députés Alain Joyandet et Alain Chrétien. Divers personnages ont réalisé leurs études dans la commune dont l'historien Albert Mathiez, l'officier Jean Compagnon et le journaliste Éric Dupin.

Jean-Léon Gérôme.

Édouard Belin.

Stéphane Peterhansel.

Pascal Dagnan-Bouveret.

Suzanne Melk

Alain Joyandet.

La gastronomie de Vesoul est principalement axée sur la cuisine franc-comtoise, qui utilise des produits tels que la charcuterie, le vin rouge, les champignons et le fromage. Classée « Ville Terroir et Patrimoine », la commune abrite une cinquantaine de restaurants, cafétérias et brasseries ainsi que divers établissements proposant des spécialités étrangères comme celles de la cuisine asiatique et américaine. On compte aussi l'école de l'Art et du Goût français du chocolat, institut fondé par le maître chocolatier-pâtissier Mickaël Azouz[87].

La ville compte quelques spécialités culinaires locales : le poulet à la vésulienne, le brochet à la vésulienne, la truite à la mode de Vesoul, le bœuf en gelée à la vésulienne, les escalopes de veau à la vésulienne, le sandre à la vésulienne, les gaufres du Vieux-Vesoul, les pains d'épices de la foire de la Sainte-Catherine.

Exemples de produits régionaux[180],[181] :

Le premier sceau aux armes de Vesoul date du 2 mai 1581. Les armoiries de Vesoul ont été gravées sur de nombreux édifices vésuliens tels que la mairie et l'hôtel des Postes. Le blason actuel de Vesoul se blasonnent ainsi : Coupé : au premier d'azur semé de billettes d'or au lion issant du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout, au second de gueules au croissant d'argent[182]

Sous le Premier Empire, la ville de Vesoul avait un blason différent de celui qu'elle a aujourd'hui. Il se blasonnaient ainsi : Coupé : au premier, parti, à dextre des villes de seconde classe, à sénestre de gueules semé de billettes d'or sans nombre, au lion naissant d'argent, brochant sur le tout, au deuxième d'azur au croissant d'argent.

La commune n'a pas de devise officielle. Cependant, des devises familiales sont gravées sur quelques hôtels particuliers de la cité telles que « Differ in posterum » ce qui signifie « Remets à plus tard »[E 10] et « Soli Deo gloria » ce qui signifie « À Dieu seul la gloire »[E 11].

Le logo de Vesoul reprend intégralement le blason communal. S'y ajoute la mention du site Internet de la ville.

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Les coordonnées de Vesoul :

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Localisation de Vesoul, en Haute-Saône.
Vesoul
Localisation de la Haute-Saône en France
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Localisation de Vesoul, en Haute-Saône.
Vue d'une carte répartissant un territoire communal en grandes zones géologiques de couleurs différentes.
Vesoul et son agglomération.
  • Centre-ville
  • Zones résidentielles
  • Zones d'activités
  • Forêts
  • Plans d'eau
  • Zones non-urbanisées
Le Durgeon traverse la ville.
Carte de Vesoul.
La Motte, colline surplombant Vesoul en son centre.
Situation routière et ferroviaire de Vesoul, en Franche-Comté.
Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Plan de la ville de Vesoul (1862).
La place du Palais, l'une des places historiques du centre-ville.
Mur en pierres calcaires de l'hôtel Thomassin, édifice du centre ancien.
La ville compte plusieurs quartiers majoritairement composés de logements sociaux.
Le site de l'hôpital Paul-Morel.
L'église Saint-Georges et sa place, bâties au pied de la Motte.
Reproduction du Castrum Vesulium au Moyen Âge, le château qui donna naissance à Vesoul. Dessin réalisé par l'historien Jules Finot.
En 1333, Vesoul devient capitale du Bailliage d'Amont.
Vesoul en 1615 - Dessin d'Étienne Martellange.
Vesoul au XVIIe siècle.
Vesoul en 1881 - Gravure de Charles Barbant à partir d'un dessin de Hubert Clerget.
La salle du conseil municipal de la mairie de Vesoul.
Des arbres élagués sur la place du 11e Chasseurs.
Vesoul, ville fleurie.
Des jets d'eau au centre-ville.
Lycée Les Haberges.
Lauréats du festival international des cinémas d'Asie.
Centre communal d'action sociale.
Clinique Saint-Martin.
L'ancien hôtel des Postes de Vesoul. Aujourd'hui, l'édifice abrite une banque.
L'usine PSA de Vesoul, la plus importante entreprise de la ville et du département.
Deux parcs d'activités situés en périphérie de la ville : l'Espace de la Motte au premier plan et Vesoul Technologia au second plan.
L'église Saint-Georges, bâtie de 1735 à 1746
La cour de l'ancien hôpital Paul-Morel.
L'hôtel de ville de Vesoul et sa chapelle.
Monuments aux morts de 1914-1918.
La chanson Vesoul de Jacques Brel est l'une de ses œuvres les plus connues et les plus reprises.
Le blason actuel de la ville de Vesoul